Des conférences sur les toits verts
Un toit vert, c’est une façon écologique de redonner un peu de verdure à la ville. En fait, il s’agit de recouvrir le toit d’un bâtiment de verdure, de le végétaliser. Il ne faut toutefois pas confondre le toit vert, dont les vertus sont plutôt écologiques et énergétiques, avec une simple terrasse fleurie d’où l’on peut profiter du beau temps (bien que ces dernières soient tout à fait enviables!). Certains toits verts sont totalement recouverts de terreau et de végétation simple et résistante, tandis que d’autres servent plutôt de jardin-toiture. Les toits verts sont déjà très populaires en Europe et au Japon.
Dans l’arrondissement Ahuntsic-Cartierville, le Collège Ahuntsic s’est doté d’un de ces toits. Dans le cadre de son projet Quartier 21 Ahuntsic Saint-Sulpice, l’Éco-quartier Saint-Sulpice, en partenariat avec le Collège Ahuntsic, organisera d’ailleurs des conférences sur le sujet, incluant une visite du toit. Ces conférences ciblent particulièrement les citoyens qui veulent s’informer sur le sujet.
Un toit vert, ce n’est pas seulement beau, c’est utile! Il est facile de comprendre qu’un toit vert c’est un îlot de verdure qui représente un habitat pour certaines espèces d’insectes et d’oiseaux. Une autre fonction de la végétation est d’absorber les polluants atmosphériques et ainsi contribuer à améliorer la qualité de l’air.
De plus, un bâtiment revêtu d’un tel toit est moins énergivore. Pourquoi? Parce que la couverture de végétaux empêche les rayons du soleil de frapper directement le toit et de communiquer la chaleur au bâtiment. L’intérieur devient donc moins chaud et par conséquent, moins coûteux à climatiser. Bien que moins significative, la perte de chaleur en hiver est aussi minimisée. Parallèlement à ces effets, les toits verts contribuent aussi à diminuer les températures extrêmes de l’été, souvent amplifiées par le béton et les toitures qui dégagent énormément de chaleur. Selon Environnement Canada, le fait de végétaliser seulement 6% de la superficie des toitures de Toronto pourrait abaisser les températures estivales de 1 à 2 degrés Celsius et permettre de réduire les coûts énergétiques de 5%.
Autre avantage notable d’une toiture verte, la terre ou le terreau qui s’y trouve absorbe environ la moitié de l’eau de pluie qui tombe. Cette eau non traitée est ainsi retenue et ne ruisselle donc pas dans les rues pour se retrouver dans le système de traitement des eaux, générant ainsi des économies.
En plus, la végétation présente sur le toit protège aussi la membrane étanche prolongeant ainsi la durée de vie de la structure.
Toute bonne chose possédant ses désavantages, l’installation d’un toit vert est onéreuse et demande une certaine expertise. Il faut d’abord s’assurer d’obtenir les permis requis et faire appel à un spécialiste qui déterminera si la structure de votre toit est adéquate. <@S2> Par l’équipe de l’Éco-quartier Saint-Sulpice
Plus de détails suivront sur les dates et les lieux des conférences. Pour plus d’information, on contacte l’Éco-quartier Saint-Sulpice au 514 382-5879. À noter que la première conférence aura lieu le 9 mai prochain, à 19h00, au Collège Ahuntsic.