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Patrick Simon publie À deux pas de moi

Un recueil de poésie haïku et tanka

André Desroches par André Desroches
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Article mis en ligne le 11 février 2007 à 10:00
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Patrick Simon publie À deux pas de moi
Patrick Simon (Photo: Jacques Pharand) PHOTO NO simon 0207 JP6242
Patrick Simon publie À deux pas de moi
Un recueil de poésie haïku et tanka
Dans quelques mois, Patrick Simon célèbrera quarante ans d'écriture. Celui qui a signé des romans et des essais compte également trois recueils de poèmes dans sa besace, dont le plus récent, À deux pas de moi, un recueil de poésie haïku et tanka qui vient de paraître aux éditions Mille Poètes.
Le recueil, dont la préface est d'André Duhaime, grand spécialiste de la poésie haïku, renferme 107 haïkus et tankas, ces petits poèmes de tradition japonaise.

Pour ajouter au plaisir, l'ouvrage est illustré par une série d'aquarelles de Marlen Guérin, une artiste du Saguenay qui, pour la création de ces œuvres, s'est inspirée de la poésie de Patrick Simon.

Le résident d'Ahuntsic, auteur de 14 livres, écrit depuis l'âge de 15 ans. Il a débuté par la poésie. Jusqu'à il y a deux ans, il privilégiait un style classique. «Des rencontres avec d'autres poètes m'ont amené vers le haïku», explique l'écrivain. «C'est très épuré. C'est ce que je cherchais en poésie», dit-il. «C'est une poésie de très peu de mots qui vont droit à l'essentiel.»

«C'est une poésie brève, souligne Patrick Simon. On emploie le moins de mots possible pour raconter une histoire au présent. L'accent est mis sur le présent, sur l'instant.»

Son action humanitaire, qui l'amené dans les Balkans durant les années 1990, au moment ou la guerre y faisait rage, n'est probablement pas étrangère à une certaine recherche de pureté. Au sortir d'une pareille expérience, on revient aux choses de l'essentiel, explique l'écrivain. «C'est un peu zen comme attitude», dit-il. «Les choses qui nous entourent, on les regarde pleinement.»

Et le haïku est affaire de regard. En lisant les poèmes de Patrick Simon, on note un sens de l'observation aiguisé. «J'ai toujours été curieux des choses autour de moi», indique celui qui se balade en ayant toujours en poche un carnet pour y noter une idée, y consigner ses observations, impressions, sensations.

Alors que certains poètes s'accordent une licence avec le genre, Patrick Simon l'a abordé en respectant totalement son code. Un haïku compte trois lignes : un vers de sept syllabes encadré par deux vers de cinq syllabes. À peine plus long, le tanka est composé de cinq lignes.

L'écrivain apprécie cette forme. «Ça donne de la vigueur au texte», dit-il, notant que le nombre de lignes et de syllabes résultent en un rythme naturel qui rappelle celui de la respiration.

À deux pas de moi s'abreuve à deux sources. Il y a une poésie «relative à ce que je vis à Montréal (métro, rue, parc) et une autre liée au fleuve Saint-Laurent», explique Patrick Simon, tombé sous le charme du fleuve dès le premier contact. «Ce qui m'a amené au Québec, ce n'est pas que je suis tombé en amour avec une femme, avoue celui qui est originaire de France. Je suis tombé en amour avec le Saint-Laurent.»

Des écrivains sont à l'aise dans le «format» roman. D'autres sont plus confortables dans la nouvelle ou la novella. Question de souffle, de "distance". «J'écris encore de la poésie classique, confie Patrick Simon, mais moins. Avec le haïku, j'ai trouvé mon souffle, ma distance.»
À deux pas de moi est notamment disponible au www.patricksimon.com et au www.lulu.com.

PHOTO NO simon 0207 JP6242

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