Petites annonces | Enchères au Québec | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne
Courrier Ahuntsic
Communautaire Garderie
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

Ton aspirateur, mon frigidaire!

Deux professionnelles d'Ahuntsic publient un livre pratique sur l'argent dans le couple

Carole le Hirez par Carole le Hirez
Voir tous les articles de Carole le Hirez
Article mis en ligne le 13 octobre 2006 à 15:40
Soyez le premier à commenter cet article
Ton aspirateur, mon frigidaire!
Une petite fête était organisée récemment pour célébrer la réédition du livre. Lison Chèvrefils et Denise Archambault posent en compagnie de la journaliste Jocelyne Cazin, qui a préfacé l'ouvrage. (Photo: Régent Gosselin)
Ton aspirateur, mon frigidaire!
Deux professionnelles d'Ahuntsic publient un livre pratique sur l'argent dans le couple
Vivre ensemble ne veut pas dire forcément tout partager. Pour éviter de mélanger affaires de cœur et comptes en banque, Denise Archambault et Lison Chèvrefils, deux professionnelles installées sur la rue Fleury, ont pondu un guide de survie rempli de trucs pour toutes celles qui, avec la passion, abandonnent la raison…
Ouvrir ou pas un compte conjoint? Comment partager les dépenses quand l'un des conjoints gagne plus que l'autre? Qui paie quoi si je prolonge mon congé de maternité? Autant de questions que l'on doit poser un jour ou l'autre en regardant notre douce moitié dans le blanc des yeux.

«On ne peut pas faire l'autruche. L'argent compte beaucoup dans un couple», prévient d'emblée Lison Chèvrefils. Cette planificatrice financière vient de publier avec son amie et associée, la notaire Denise Archambault, un livre fort utile qui veut démystifier les questions monétaires dans le couple.

Les bons comptes font les bons couples connaît d'ailleurs un franc succès auprès de la clientèle féminine dans les librairies, à tel point qu'on a dû en commander récemment une réédition.

Avec ce livre, Lison Chèvrefils déclare avoir voulu dénoncer «tout ce qui lui hérisse le poil», tous ces conseils que l'on retrouve partout dans les livres et dans les journaux et qui nous poussent parfois à prendre des décisions mal adaptées à notre situation, comme investir à tout prix dans des REER ou, à l'approche de la retraite, à vendre notre maison pour vivre des intérêts versés sur le capital.
Péter des ballounes
«Si on écoute certains analystes, on a l'impression que si on n'a pas 1,8 million en banque, on va être pauvres à la retraite», déplore-t-elle. «Nous avons voulu péter des ballounes», indique la planificatrice.
Indéniablement, l'argent exerce une pression dans le couple. Chacun a une relation différente à l'argent et, avec l'amour, s'y ajoute une composante émotive. De quoi fabriquer un cocktail prêt à exploser à la première étincelle. «Souvent les problèmes liés à l'argent sont le symptôme d'un manque de communication dans le couple. Quand on tombe en amour, on ne parle pas d'argent, alors qu'on devrait aborder le sujet dès le départ », estime Lison Chèvrefils.

La première grossière erreur à éviter, selon la planificatrice, est de ne pas faire de budget et tout mettre en commun. Il faut chacun garder son compte en banque, quitte à ouvrir un compte conjoint pour payer certaines dépenses communes, conseille-t-elle. Mais attention, il ne faudrait pas non plus tomber dans l'excès pour arriver finalement à n'être plus que des colocataires.
Factures sur le frigidaire
Les auteures proposent plusieurs solutions imaginatives pour départager les dépenses et éviter ainsi de nombreuses sources de frustrations et de reproches. Elles suggèrent d'accrocher les factures sur le frigidaire et de les départager le dimanche matin, devant un bon déjeuner.
En plus d'avoir une vision claire de ses dépenses, une telle méthode permet d'éviter des irritants au quotidien, croient les auteurs. «Cela nous oblige à mettre un budget entre nous deux, à voir comment l'autre pense», décrit la planificatrice, qui reçoit dans son bureau des couples qui effectuent encore le cumul de leurs dépenses après 20 ans de vie commune.

Ce n'est pas un hasard si l'ouvrage est écrit par deux femmes. La clientèle féminine est en effet la plus susceptible de se trouver confrontée avec des questions d'argent dans le ménage. «L'argent est souvent géré par la femme. C'est elle qui fait l'épicerie, qui s'occupe des enfants, qui règle les comptes. Cette mainmise l'amène plus souvent à aborder le sujet en premier, par exemple pour demander une rallonge de budget au conjoint.»
Nouvelles réalités familiales
Les nouvelles réalités des familles d'aujourd'hui engendrent également des situations de plus en plus complexes. L'union libre, largement reconnue sur le plan social, ne l'est toujours pas au niveau du code civil. Ainsi, un conjoint de fait n'héritera pas automatiquement de son partenaire, même au bout de 40 ans de vie commune, si celui–ci ne l'a pas couché dans son héritage, rappelle Denise Archambault.

Le phénomène des familles recomposées vient corser le tableau. Comment déterminer la façon de répartir les dépenses entre les enfants nés d'unions différentes, et comment attribuer les parts d'héritage ?

Le vieillissement de la population introduit aussi de nouvelles interrogations. On vit de plus en vieux et l'on devient donc de plus en plus susceptibles de perdre un jour notre autonomie. «Il faut exercer des choix quand on a encore toute notre capacité, par exemple pour nommer une personne pour gérer nos affaires et une autre pour les questions médicales», soulève la notaire de profession. Testament, mandat en cas d'inaptitude, convention de copropriétaires deviennent dans ce contexte des outils indispensables.

«Dans ce livre, nous n'avons pas la prétention de régler les problèmes humains. Nous voulons simplement mettre les gens en garde et démystifier plusieurs idées reçues», mentionne Denise Archambault.

Amies dans la vie, les coauteures se sont rencontrées dans un réseau de femmes d'affaires et partagent les mêmes bureaux depuis deux ans. Auparavant, Lison Chèvrefils travaillait dans le sous-sol de son domicile du quartier Ahuntsic et Denise Archambault au sein de l'étude familiale, dans Rosemont.

Titulaire d'un bac en psycho-sociologie, Lison Chèvrefils a œuvré en relation d'aide avant de s'orienter vers la finance, «un peu par hasard». Elle fait partie des premières femmes inscrites au programme de planification financière qui venait de débuter à l'époque. Elle décrit son travail auprès de sa clientèle constituée à 75 % de femmes comme du coaching où entre une bonne part de relation d'aide.

Les deux femmes collaborent régulièrement à diverses émissions de télévision sur les finances personnelles. Lison Chèvrefils est déjà l'auteure de Mesdames, prenez vos affaires en main. Toutes deux préparent un second ouvrage en collaboration.

(Photo: Régent Gosselin)
«L'argent est souvent géré par la femme…Cette mainmise l'amène plus souvent à aborder le sujet en premier»
- Lison Chèvrefils, co-auteure

Ces articles pourraient également vous intéresser

Vos commentaires

Nom complet:
(requis)


Adresse courriel:


Vos commentaires :
(requis)


Svp inscrire le mot affiché ci-dessus Impossible de lire le mot?

Svp inscrire le mot affiché ci-dessus:


Chez nos voisins


La question du net

  • Êtes-vous satisfait des performances des athlètes canadiens aux Jeux Olympiques ?
  • Oui
  • Non