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Départ sur les chapeaux de roues pour Véronique Labonté

Elle vise le niveau professionnel

Carole le Hirez par Carole le Hirez
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Article mis en ligne le 13 octobre 2006 à 15:29
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Départ sur les chapeaux de roues pour Véronique Labonté
À 26 ans, Véronique Labonté a tout l'avenir devant elle pour viser une carrière dans le cyclisme professionnel. (Photo: Jacques Pharand)
Départ sur les chapeaux de roues pour Véronique Labonté
Elle vise le niveau professionnel
La jeune Ahuntsicoise de 26 ans est l'une des premières Québécoises à faire partie de l'équipe de 10 filles qui roulent sous le maillot Cascades au niveau semi-professionnel depuis deux ans.
À 26 ans, Véronique Labonté croque dans la vie à belles dents. La jeune femme, qui a débuté le vélo «pour suivre des amis», fait de la compétition depuis quatre années déjà. «T'as du potentiel!», lui avaient-ils fait remarquer. Ils ne se doutaient pas que leurs encouragements la pousseraient si loin.

Il y a deux ans, Véronique se joignait à la première équipe féminine semi-professionnelle québécoise. Un défi qui la conduit à s'entraîner une quinzaine d'heures par semaine en plus des critériums disputés le week-end. «Cela prend un bon employeur qui te donne une flexibilité d'horaire», déclare cette graphiste qui travaille dans une boîte de communication du Vieux-Montréal.

L'équipe Cascades est unique en son genre au Québec. Avant sa création, il y a deux ans, les filles qui s'affichent au niveau semi-professionnel n'avaient pas d'autre choix que de courir dans des équipes masculines. La liste est longue, donc, des candidates qui souhaitent en faire partie.

Autre contrainte due à son caractère unique, faute d'autres groupes féminins auxquels se mesurer à ce niveau au Québec, l'équipe Cascades doit souvent affronter des formations professionnelles, ce qui place la barre très haute. Les filles doivent mettre les bouchées doubles pour se classer au final.
Une bonne deuxième saison
Pour sa deuxième saison, l'équipe a accompli de bonnes performances. Plusieurs filles se sont classées. Véronique a pour sa part terminé 3e dans la catégorie Senior femmes au critérium de Longueuil, début août. Elle a également fini 3e au contre-la-montre du championnat québécois de Saint-Jean-de-la-Lande, en Beauce. L'athlète vise décrocher la première place de cette compétition l'an prochain.
Et ses projets ne s'arrêtent pas là. La rouleuse veut participer à davantage de courses professionnelles lors de la prochaine saison afin d'affiner sa technique et développer la stratégie en course. «Ces courses sont vraiment trippantes, car plusieurs équipes s'affrontent, et il est très difficile de se positionner.»

Dans les années à venir, Véronique garde un œil sur la possibilité de faire le saut du côté professionnel. À 26 ans, elle a toutes ses chances, puisque la carrière d'une cycliste à ce niveau peut se prolonger jusqu'à la fin de la trentaine.

«C'est l'avantage de notre sport. Contrairement à d'autres disciplines, où il faut performer avant de commencer à travailler, on a la chance de pouvoir débuter une carrière professionnelle avant», estime-t-elle.
Le goût de l'adrénaline
Afin d'atteindre ses objectifs, Véronique aura besoin de développer encore davantage sa condition physique. Elle se soumet déjà à un entraînement intensif. Aux kilomètres parcourus chaque jour à vélo, s'ajoutent la course à pied, que l'athlète pratique près de chez elle, au parc de la Visitation, le ski de fond et la raquette l'hiver, et la musculation en salle.
Se hisser à un tel niveau exige des sacrifices. Véronique avoue que l'aspect social de sa vie est un peu délaissé au profit de la compétition. «Je suis moins disponible, mais mes amis sont compréhensifs. On profite des périodes moins occupées, comme la fin de la saison sportive, pour se voir.»

Les bénéfices que l'athlète trouve dans la pratique de son sport compensent en effet largement les inconvénients. «Cela t'apporte le côté de te sentir vivante, l'adrénaline qui te fait sentir pourquoi tu es sur la terre», déclare Véronique, qui ne se définit pas comme une fille compétitive dans la vie de tous les jours. «Je sors toute mon agressivité durant les courses!», dit-elle.

(Photo: Jacques Pharand)
Championnat québécois
3e place au contre-la-montre

Saint-Jean-de-la-Lande, en Beauce

août 2006
«Cela t'apporte le côté de te sentir vivante, l'adrénaline qui te fait sentir pourquoi tu es sur la terre»
- Véronique Labonté

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