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Une hausse de taxes plus élevée que la moyenne

Pascal LeBlanc par Pascal LeBlanc
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Article mis en ligne le 20 janvier 2010 à 17:09
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Une hausse de taxes plus élevée que la moyenne
Le vice-président du comité exécutif et responsable des finances à la Ville, Alan DeSousa, a esquissé les grandes lignes du budget de 4,3 G$ de Montréal pour 2010. (Photo: Martin Alarie)
Une hausse de taxes plus élevée que la moyenne
Les contribuables du secteur résidentiel de l’arrondissement d’Ahuntsic-Cartierville verront leur compte de taxes augmenter en moyenne de 6,5% en 2010. Selon le budget 2010 de l’administration Tremblay, l’augmentation générale est d’en moyenne 5,3%. Cette différence de 1,2% serait attribuable au rôle d’évaluation et au niveau de la taxe relative aux investissements dans l’arrondissement.
L’écart entre les charges fiscales de la Ville et celles de l’arrondissement est encore plus élevé pour les contribuables du secteur non résidentiel. Leur compte de taxes augmentera de 7,9 %, tandis que l’augmentation générale est de 6%.

La crise économique et l'éclatement de la bulle immobilière font évidemment partie des facteurs qui expliquent cette augmentation. Dans le cas d’Ahuntsic-Cartierville, le vice-président du comité exécutif et responsable des finances à la Ville, Alan DeSousa, identifie «les travaux dans les parcs et sur les infrastructures» pour expliquer cette plus forte hausse.

Le maire de l’arrondissement, Pierre Gagnier, déplore que «cette hausse de taxes ne se traduise pas par une hausse du budget pour Ahuntsic-Cartierville». Il ajoute qu’«avant l’adoption du budget, prévue pour le 25 janvier, ainsi que dans l’année à venir, je ferai tout ce qui est en mon pouvoir, à titre de maire, pour augmenter les sommes octroyées par la Ville de Montréal à l’arrondissement».
Miser sur le transport collectif
Le budget 2010 accorde beaucoup d’importance (et d’argent) au transport collectif. Ce sont 440 M$ qui seront investis dans cette sphère, dont 390 M$ pour la Société de transport de Montréal (STM). «Le transport en commun est la pierre angulaire de notre stratégie, indique M. DeSousa. Le gouvernement du Québec nous a demandé d’augmenter notre achalandage de 8% d’ici 2012 et nous sommes présentement à 5,3%. Toutefois, la croissance des coûts va continuer d’augmenter significativement. Il faut donc se demander qui doit payer.»
Avec l'introduction d'une taxe sur le stationnement, la loi lui donnant maintenant des pouvoirs habilitants, Montréal ira chercher 20 M$. Alors, à quand les péages qui, durant la campagne, faisaient l'objet d'un consensus entre les trois partis et pourraient rapporter, à Montréal seulement, 300 M$ par année?

« Nous avons démontré notre parti pris en faveur de l'environnement avec nos investissements dans la STM et dans le Plan de transport, mais nous attendons du soutien de Québec lors du dépôt du budget provincial. Devant la chambre de commerce, le premier ministre Charest a parlé de réduire l'étalement urbain et de développer les transports collectifs. Il y a là une situation de convergence des intérêts. Nous pensons qu'il faudrait d'abord augmenter la taxe sur l'essence pour financer les transports en commun au lieu d'aller maintenant avec des péages qui vont entraîner d'autres coûts et des investissements importants», explique M. DeSousa.
La part des arrondissements
Pour le financement des services de proximité, le budget prévoit une enveloppe budgétaire de 914,4 M$ distribuée entre les 19 arrondissements, soit une augmentation de 1,1% par rapport à 2009. Aussi, afin de bonifier les services de proximité, une somme de 12 M$ a été réservée pour les arrondissements, ce qui permet d’augmenter de 1,1% à 2,4 %la croissance totale de l’enveloppe budgétaire des arrondissements. L’octroi de ces sommes additionnelles fera l’objet d’une évaluation selon des critères à être définis.
Lors de la présentation du budget, M. DeSousa a d’ailleurs insisté sur l’importance de la rigueur dans l’octroi de contrats et la gestion de ceux-ci. «Nous allons réviser toutes les procédures pour nous assurer que tout est fait selon les règles. Du coup, nous croyons épargner 400 M$. Les arrondissements devront aussi perfectionner leur processus et repenser la gestion de leur PTI.»
Le PTI
Dans le cadre du programme triennal d’immobilisation 2010- 2013, les investissements pour les services de proximité dans les 19 arrondissements s’élèveront à près de 373 M$, dont 128 M$ seront engagés en 2010.
Le PTI 2010-2012 de l’arrondissement s’élève à 10,69 M$. De cette somme, 2,17 M$ seront investis cette année.

Le maire Gagnier se dit insatisfait de la part que l’arrondissement recevra. «Je suis très déçu de la décision de la Ville de Montréal de couper 40% des investissements prévus dans notre arrondissement cette année. Avec seulement 2,17 M$ en 2010, Ahuntsic-Cartierville a le deuxième plus petit budget d’investissement alors que nous sommes un des plus grands et populeux arrondissements.»
Les projets d’immobilisation locaux
- 800,000$ pour le programme de réfection routière;

- 600,000$ pour le programme de protection des bâtiments;

- 550,000$ pour le programme de remplacement de véhicules;

- 120,000$ pour le programme de réaménagement de parcs anciens;

- 70,000$ pour le programme de remplacement de mobilier urbain;

- 30,000$ pour le programme de gestion de la désuétude informatique.

(Photo: Martin Alarie)

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