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Montréal Vue par: Boni Suba

Carole le Hirez par Carole le Hirez
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Article mis en ligne le 18 novembre 2009 à 13:02
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Montréal Vue par: Boni Suba
(Photo: Éric Carrière)
Montréal Vue par: Boni Suba
Le jeune groupe de rap/rock/funk francophone Boni Suba lance sa première galette le 10 novembre au National. Un démarrage en flèche grâce à la maison de disque La Tribu qui a repéré cette formation décoiffante composée de six musiciens.
Depuis près de deux ans, ils jouent ensemble pour le plaisir. Au fil des mois, ce groupe de copains qui se sont rencontrés au collège Mont Saint-Louis a monté un répertoire qui dépassera bientôt leur cercle d'amis.

Grâce à une relation qui travaille pour un studio d'enregistrement lié à la maison de disques La Tribu (Les Cowboys fringants, Dumas, Robert Charlebois), leur musique est tombée dans l'oreille du président et directeur artistique, Claude Larivée.

Après un concert test au La Tulipe en mai dernier devant plus de 300 personnes, l'affaire était faite. La petite équipe s'est retrouvée pendant trois semaines début septembre au studio 270, coin St-Grégoire et Papineau, pour enregistrer son premier album.

«On se retrouvait tous les jours depuis tôt le matin jusqu'à tard le soir pour enregistrer. Après, on écoutait le résultat. Cela a été une expérience constructive et exigeante», résume Olivier Arbour-Masse, un des deux chanteurs et auteurs du groupe, résidant du Plateau.

Le travail en studio a fait évoluer les chansons. Certains textes ont été simplifiés et retravaillés pour être plus audibles. On a ajouté des couches de guitare et modifié certaines mélodies pour les rendre plus accrocheuses. Sur certains morceaux, François Jaworski, un des guitaristes, a ajouté de l'orgue et du piano.

L'album éponyme – Boni Suba est le nom d'un dépanneur indien chez qui s'approvisionne le groupe - est composé de 12 titres. «Il y a eu des choix difficiles. On dû couper certaines des chansons qui étaient nos premiers hits», relate Olivier.

Le disque aborde diverses ambiances oscillant entre rock et rap. Les guitares électriques, la basse et la batterie sont très présentes.

Depuis trois semaines, un premier titre, Kicked out, tourne sur les ondes de Radio NRJ. «C'est la seule de nos chansons qui comprend de l'anglais dans le refrain», souligne le chanteur. Le groupe compose avant tout en français. «Cette chanson parle de l'école secondaire, même si notre album n'est pas tant que cela orienté vers les jeunes. On y parle des difficultés à se faire accepter à cet âge et à quel point on est prêt à tout faire pour rentrer dans la gang.»

«On est extrêmement surpris et heureux d'avoir une chanson qui tourne à la radio alors qu'on est des «no name» et qu'on n'a pas encore sorti notre premier album», poursuit Olivier. Le groupe vient aussi de tourner un clip réalisé par Louis-Philippe et Jean-François Chagnon, assistant-réalisateur et comédien à l'émission Les Appendices, sur Télé-Québec.

La cerise sur le sundae reste toutefois la première partie de la prochaine tournée québécoise de Dumas, un autre résidant du Plateau, qui débutera le 17 décembre à Québec et sera du 27 au 31 décembre au National. «Cela nous permet d'accéder à un public de choix, qui ne nous connaît pas encore.»

Des spectacles solos sont également à venir en janvier au La Tulipe. Le groupe embrayera l'été prochain sur le circuit des festivals. Boni Suba, un nom à retenir.
Lancement le 10 novembre au National, 1220, rue Ste-Catherine Est. Entrée libre. CD en vente 10 $ le soir même. Myspace.com/bonisuba.

(Photo: Courtoisie)

Bonnes adresses

- Pour manger… Chez Alexandre sur Duluth. Dans un autre registre: Mont-Royal Hot Dog.

- Pour flâner… Le Parc La Fontaine… et visiblement, je ne suis pas le seul!

- Pour sortir… La Quincaillerie sur Rachel. Lieu propice au rassemblement de nombreux amis… et c'est juste à côté de la Banquise! C'est le bar fétiche de Boni Suba.

- À découvrir… Le Vinyl, sur Bleury. C'est vraiment trash. Le monde danse sur les divans, les cadres sont sur le bord de tomber, le plancher en vieux bois craque de partout et tu n'es jamais sûr des sortes de bières qui seront offertes. Ça dépend de ce qu'ils ont acheté le soir même!

-À fuir… Le boulevard Saint-Laurent les soirs de fin de semaine. Les «m'as-tu vu?» qui s'y tiennent… pas capable.
Propos recueillis par Carole le Hirez

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