(Photo:Jacques Pharand)
Montréal vue par Margie Gillis
La chorégraphe montréalaise Margie Gillis passe ses lundis soirs au chalet du parc Lafontaine. Elle travaille à l'élaboration d'un tableau de danse en vue du Grand Charivari 2009, un défilé mettant en vedette Monsieur et Madame Tout-le-monde.
Une chorégraphe de réputation internationale qui prend le temps d'enseigner à des amateurs? «La naïveté du mouvement, ça me touche beaucoup, explique-t-elle, le rire dans la voix. J'adore ça: ça me donne des idées. Et, d'un autre côté, j'ai moi-même commencé à créer mes propres danses avec peu de cours donc si je peux les inciter à en faire autant…»
Un mélange de danse africaine, hip hop, égyptienne, moderne, classique et même sociale compose ce tableau, auquel les résidants du Plateau peuvent encore participer en vue de sa présentation le 26 juillet, dans le cadre du Festival Juste pour Rire, et le 7 septembre, à l'occasion de l'inauguration de la Place du Quartier des spectacles. Il suffit de se présenter à la dernière répétition a lieu le 20 juillet, à 19h.
Ce n'est pas l'ennui qui guète Margie Gillis. Elle revient tout juste d'une semaine dans l'Ouest canadien où elle a participé à une retraite fermée d'une semaine réunissant des personnalités influentes dans leur milieu: un professeur de Harvard, un négociateur de grands conflits internationaux, etc. Elle ya a donné un atelier de danse. «La danse n'est pas présente dans la vie de ces individus, mais ils ont tous une vision du monde intéressante à partager», rapporte-t-elle.
Ce qui l'attend maintenant? «Je compte réduire mes autres activités comme l'enseignement pour me concentrer sur mes nouvelles créations», créations qu'elle élabore et peaufine dans la maison familiale près de Drummondville.
Sa prochaine œuvre, Fils (Dreads en anglais) sera présentée à l'agora de la danse de Montréal, située sur la rue Cherrier, en janvier.
Montréal occupe d'ailleurs une place particulière dans son cœur. «Je ne pourrais pas être l’artiste que je suis sans Montréal. C'est une ville de passion, grâce, énergie et créativité. Elle est à la fois sauvage et tendre. Je suis bien dans ma peau ici.»
Mes lieux préférés pour…
manger…
Entre amis au Marché 27, rue Prince-Arthur. C’est comme une deuxième maison. Ce qu’on y sert est fin et délicieux et l’ambiance est sans prétention (tartares exquis et burgers très cochons!) Pour les célébrations en gang ou pour les soirées plus romantiques: le Petit Extra, rue Ontario Est. Plus près de chez moi, il y a l’élégant Café Méliès pour parler affaires … Sinon, Philinos, sur l'avenue du Parc, qui est peut-être moins connu, mais aussi très important dans mon cœur.
flâner…
Encore une fois, je pense au Marché 27 où j’ai grand plaisir à observer les passants tout en sirotant un café. J’aime me balader dans tous les espaces verts de la ville, du petit parc Claude-Jutra (juste en face du Marché 27) jusqu’au parc Lafontaine et sa clientèle bigarrée. J’adore aussi rouler à vélo, sans but précis. Il m’arrive souvent de danser et d’improviser sur ma bicyclette. C’est excellent pour l’âme!
sortir…
Je fréquente surtout les théâtres, partout où l’on présente de la danse ou des créations intéressantes – du théâtre de La Chapelle à la Place des Arts, sans oublier, bien sûr, l’Agora de la danse, rue Cherrier.
lire…
Ça, c’est souvent un moment d’intimité… j’adore lire dans mon bain!
Un lieu à découvrir…
Il faut aller voir les fontaines de la nouvelle esplanade de la Place des Arts! Je les ai inaugurées à ma façon en y dansant toute habillée avec une bande d’enfants de 5 ou 6 ans qui avaient fait faux bond à leurs parents!
Ce qu’il faut fuir à Montréal…
J’ai une sainte horreur des deux dernières semaines de l’hiver. J’ai alors très envie d’organiser une immense corvée collective pendant laquelle tous les Montréalais sortiraient de leur maison avec une très longue rallonge électrique et un séchoir à cheveux pour faire fondre les derniers restants congelés de la saison. Vous savez, cette neige qui s’incruste comme des invités malpolis à la fin d’une soirée un peu trop arrosée…
Dans un autre ordre d’idées, je me demande souvent pourquoi Montréal, qui est une île, a si peu de restaurants ou de terrasses en bordure de l’eau? Il faudrait qu’on s’y mette, car ce serait tellement beau, surtout avec plein de pistes cyclables pour nous y conduire!