Gilbert Trudel et les comédiens de Génération «i» sauteraient sur l’occasion de présenter leur comédie musicale dans les cégeps du Québec.
(Photo: Martin Alarie)
Des bancs d’école à la scène
Il y a quelques semaines, Le Théâtre du Bélier du Collège Ahuntsic présentait la comédie musicale Génération «i». En plus de l’avoir écrite et mise en scène, il s’agissait d’une première réalisation pour Gilbert Trudel à titre de directeur artistique de la troupe. Pour cet ancien étudiant du collège, il s’agissait d’un retour à une époque pas si lointaine.
«Lorsque j’ai eu le mandat d’écrire une pièce sous le thème de la vie collégial, je me suis replongé dans mes souvenirs. Je me suis aussi nourri des anecdotes des étudiants du collège, mentionne le metteur en scène. J’en suis venu à la conclusion que les choses changent peut-être un peu avec le temps, mais que les fondements, eux, restent les mêmes.»
C’est dans cette optique qu’il a approché Génération «i». Son objectif était de démontrer l’évolution de huit étudiants du cégep au cours d’une année. Pour y arriver, Gilbert a fait vivre à ses personnages des expériences qui se produisent généralement au niveau collégial. «Je ne voulais surtout pas être quétaine, mais des clichés, c’est certain qu’il allait en avoir, car au cégep, on vit sensiblement tous la même chose. Je ne voulais pas de caricature, je voulais des gens vrais et je crois que nous y sommes arrivés, car des gens de tous âges m’ont dit que ça leur parlait»
Au départ, cette comédie musicale n’en était pas une. Même si Gilbert est un grand amateur de ce genre théâtral, il ne voulait pas l’imposer aux comédiens. «Je voulais faire quelques numéros de danse et de chant, mais finalement la troupe aimait beaucoup chanter, indique-t-il. La comédie musicale me parle beaucoup et permet de communiquer des choses plus difficiles, alors j’étais très heureux du choix que nous avons fait.»
Pendant environ trois mois, Gilbert et ses comédiens ont travaillé sans relâche à la création de Génération «i». Après avoir présenté le résultat de leurs efforts à trois reprises devant de bonnes foules, Gilbert caresse maintenant l’idée de faire une tournée des cégeps. «Cette pièce-là m’a habité pendant trois ans, car l’écrire a été un long processus, alors c’est certain que j’aimerais qu’elle soit jouée à nouveau. Mais, je travaille quand même sur d’autres projets, je me garde assez occupé», indique-t-il.
En plus de travailler à l’école Paul-Gérin-Lajoie-d’Outremont, Gilbert prépare un numéro pour le Festival Juste pour rire. Il aura également une autre pièce à monter l’an prochain pour Le Théâtre du Bélier.
«J’ai toujours été habité par le théâtre et la scène, avant peut-être plus comme acteur, mais c’est aussi très intense de voir des comédiens donner vie à ses personnages. C’est le partage de l’expérience qui fait que c’est aussi merveilleux.»
(Photo: Martin Alarie)