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Situation urgente pour les familles relogées

Places l'Acadie et Henri-Bourassa

Véronique Leduc par Véronique Leduc
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Article mis en ligne le 13 mai 2009 à 15:39
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Situation urgente pour les familles relogées
Des familles relogées des Places l'Acadie et Henri-Bourassa pourraient se retrouver dans l'incapacité de payer leur loyer. Des intervenants communautaires et des anciens résidants ont participé à une conférence de presse sur ce sujet mercredi dernier. (Photo: Martin Alarie)
Situation urgente pour les familles relogées
Places l'Acadie et Henri-Bourassa
«Si une indemnité ne leur ait pas rapidement versée par la Ville de Montréal, une cinquantaine de familles relogées des Places l'Acadie et Henri-Bourassa pourraient se retrouver très bientôt dans l'incapacité de payer leur loyer actuel.» Tel est l'essentiel du message véhiculé par Nathalie Fortin, coordonnatrice du Conseil local des intervenants communautaires (CLIC) lors d'une conférence de presse faisant état de la situation financière précaire vécue par d'anciens résidants de ces immeubles insalubres qui seront reconstruits.
La Société d'habitation et de développement de Montréal (SHDM), impliqué dans le projet de remplacement des Places l'Acadie et Henri-Bourassa, a investi à ce jour 600 000$ dans l'opération relogement des 165 ménages qui habitaient sur le site lors de l'acquisition par le promoteur. «Durant les trois premiers mois, certains anciens résidants ont effectivement reçu une indemnité, mais à l'heure actuelle, il n'y a rien d'autre de prévu», a expliqué Mme Fortin.

À la SHDM, on explique que cette aide s'est faite de façon exceptionnelle pour favoriser l'avancement du projet. «C'est maintenant à la Ville de regarder la situation et de trouver des solutions, a précisé Gabrielle Collu, au nom de la SHDM. On a investi au départ ce montant parce qu'il y avait un besoin et que ça permettait le développement du projet, mais ce n'est pas la raison d'être de la SHDM.»

Lors de la conférence, trois ex-locataires ont témoigné des conséquences de leur relocalisation temporaire.

Mohamed Aouidat paye 380$ de plus qu'avant pour se loger. «Ce changement a perturbé ma vie de famille, a exprimé ce père de trois enfants. J'ai dû couper dans plusieurs dépenses et ça a eu pour effet de détruire l'harmonie de mon foyer.»

Il a souligné sa déception quant à l'absence d'aide des gouvernements et a demandé au maire de Montréal et à ses conseillers d'agir.

La commissaire scolaire de Cartierville, Jocelyne Cyr, a soulevé le fait que cette situation est préoccupante puisqu'elle aura des répercussions sur le bien-être psychologique, la santé et la réussite scolaire des enfants.

«L'appauvrissement des familles et la dégradation des conditions de vie qui en résulteront pourraient faire en sorte que les enfants aillent à l'école le ventre vide», a-t-elle mentionné.

La Ville de Montréal indique être en mesure d'offrir des suppléments au loyer à une vingtaine de locataires dont les revenus sont les plus faibles. «Ça devrait se faire assez rapidement, une question de semaine, le temps des modalités administratives et des ententes avec les propriétaires», a mentionné Denis Quirion, directeur à la direction de l'habitation de Montréal.

Ce programme de supplément au loyer est géré par l'Office d'habitation de Montréal avec la Société d'habitation du Québec.

La Ville veut également maintenir des contacts fréquents avec les locataires ayant manifesté l'intérêt de revenir habiter sur le site, pour évaluer au cas par cas, les problématiques qu'ils vivent.

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