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Ventre affamé n’a pas d’oreilles

Louise Potvin par Louise Potvin
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Article mis en ligne le 5 avril 2009 à 16:11
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Ventre affamé n’a pas d’oreilles
Diane de Courcy, présidente de la CSDM, a réuni ses troupes pour une vaste réflexion sur toute la question alimentaire chez les jeunes. (Photo: Jacques Pharand)
Ventre affamé n’a pas d’oreilles
La Commission scolaire de Montréal (CSDM) s’inquiète des répercussions que pourrait avoir la présente crise économique sur les élèves. Car difficile de calculer le carré de l’hypoténuse avec le ventre qui gargouille.

Déjà, près de 11 000 enfants sur le territoire de la CSDM profitent des différentes mesures inscrites au plan de match de la lutte aux ventres creux. Mais le panier d’épicerie coûte de plus en plus cher et le pire reste peut-être à venir. C’est pourquoi, la CSDM amorçait la semaine dernière une vaste réflexion auprès de 300 participants.

Ainsi, plusieurs pistes de solution ont été mises sur la table. «Il faut peut-être remettre en valeur le savoir culinaire», les plus vieux se souviendront des cours d’économie familiale, donne en exemple Alain Perron, chargé de communications à la CSDM. Car qui dit petits plats surgelés et autres mets déjà cuisinés dit souvent qualité nutritive moindre et facture plus salée.

Actuellement, la CSDM consacre 6 M$ à son programme La mesure alimentaire, somme qui provient à 80% du ministère de l’Éducation. Ainsi, on peut déjà offrir un bon repas pour 0,50$ aux élèves ciblées fréquentant des écoles dans des zones scolaires dites défavorisées.

Afin d’éviter le plus possible que des enfants passent à travers les mailles du filet, on pense étendre ce genre de mesure à un plus grand nombre d’établissements scolaires, ajoute M. Perron.

Avec le colloque Apprendre sans faim, la CSDM veut aussi tirer la sonnette d’alarme face aux différents paliers de gouvernement pour que le financement soit au rendez-vous des bonnes idées, précise ce dernier.

Cet exercice à grande échelle devrait aussi nous permettre de savoir ce que nos jeunes mettent dans leur assiette, de réfléchir au déroulement de l’heure du lunch, bref, de passer au crible toute la question des pratiques alimentaires chez les élèves. La CSDM se donne deux ans pour réunir à nouveau ses troupes.

(Photo: Jacques Pharand)

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