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La conjoncture du service de psychiatrie à Fleury

Martine Frégeau par Martine Frégeau
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Article mis en ligne le 18 mai 2008 à 9:00
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La conjoncture du service de psychiatrie à Fleury
L'Hôpital Fleury. (photo: Archives)
La conjoncture du service de psychiatrie à Fleury
La démission, en janvier 2008 du Dr Roger Simoneau, chef du département de psychiatrie de l'Hôpital Fleury, aurait eu un effet domino sur les autres psychiatres démissionnaires. Ils auraient quitté le navire par crainte de surcroît de travail alors qu'un autre prendra sa retraite plus tôt que prévu, explique le directeur des services professionnels et hospitaliers, Dr Bruno L'Heureux.
Dr L'Heureux précise que tout découle d'une conjoncture: Depuis le moratoire, il y a trois ans, les postes de psychiatres sont donnés au compte-goutte au sein du réseau universitaire intégré de santé. Il faut savoir que l'Hôpital Fleury n'offre qu'un petit centre en psychiatrie, comme celui de Jean-Talon et du Lakeshore. Le Pavillon Albert-Prévost, par exemple, est considéré comme étant un gros établissement.

«À travers les ans, Fleury a des problèmes de recrutement et de rétention. Jusqu'en 2000, les psychiatres venaient y terminer leur profession jusqu'à la retraite. Après, des jeunes sont arrivés. En 2002, il y a eu entente tripartite. Deux experts de l'extérieur sont venus et ont recommandé des modifications en 2002-2004. Deux médecins s'opposaient à cette façon de faire. En 2005, il y a eu le moratoire, puis, en 2007, on a réussi à recruter deux jeunes psychiatres, puis un troisième. Ils se sont heurtés à des façons de faire fort différentes et voulaient des règles. Dr Simoneau a tenté de faire adopter certaines règles, mais il n'a pas réussi à rallier tous ses collègues. Il y a eu choc de culture entre les anciens et les nouveaux», relate-t-il.
Sanction
Interrogé sur une règle accompagnée d'une sanction que les psychiatres auraient mal digérée et qui aurait pu être à l'origine des départs en cascade, Dr L'Heureux estime que «tout dépend de l'interprétation que l'on en a».
La règle en question comporte une sanction forçant les psychiatres à prendre plus de patients. «Lorsque nous établissons une règle, nous devons prévoir une sanction», note-t-il, en soulignant que cette façon de faire «a été calqué sur le modèle de l'Institut Douglas» et qu'elle a été vue par le Conseil des médecins, dentistes et pharmaciens. «C'est beaucoup moins lourd qu'un comité disciplinaire», conclut-il.

Toutefois, selon Marjolaine Goudreau, porte-parole de l'Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux, «la majorité des psychiatres sont partis à cause de ça».

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