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Les arts prospèrent au Collège de Bois-de-Boulogne

La nouvelle salle multimédia pourrait servir à tout l'arrondissement

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Article mis en ligne le 6 février 2008 à 13:30
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Les arts prospèrent au Collège de Bois-de-Boulogne
Le directeur du Collège de Bois-de-Boulogne Maurice Piché, le président de son conseil d’administration Jean Précourt, la mairesse d’Ahuntsic-Cartierville Marie-Andrée Beaudoin et la députée-ministre Christine St-Pierre ont procédé à l’inauguration de la salle. (Photo: Maya d’Alarie photo)
Les arts prospèrent au Collège de Bois-de-Boulogne
La nouvelle salle multimédia pourrait servir à tout l'arrondissement
Le Collège de Bois-de-Boulogne a droit à un début d’année brillant, autant en termes d’accomplissements que de couleurs… Moins d’une semaine après l’inauguration d’une salle multimédia, les gens du cégep se rassemblaient mardi pour le vernissage d’œuvres de ses étudiants au Musée des beaux-arts de Montréal.
Le même soir où était lancée en grande pompe l’exposition Cuba! Art et histoire au Musée des beaux-arts, ce dernier était le théâtre du vernissage d’une exposition inédite, résultant de la collaboration entre des étudiants et professeurs québécois et cubains.

L’exposition Colaboraciòn Artìstica! est d’abord le fruit de la rencontre, il y a trois ans, entre Marie-Louise Pépin, artiste et professeure d’arts visuels au Collège Bois-de-Boulogne, et Ernesto Blanco Sancipriàn, enseignant à l’Academia El Alba d’Holguin. Les deux professeurs décident de créer un échange artistique et culturel, où les jeunes québécois s’inspireront du poète cubain José Martì, et les jeunes cubains, du poète français Arthur Rimbaud. «Au départ, j’avais proposé Émile Nelligan, qui est également contemporain de Martì, mais les traductions en espagnol n’étaient pas disponibles à Cuba», précise Mme Pépin.

Ce n’est qu’un an après le début du projet que Mme Pépin, apprend que le Musée des beaux-arts prépare une exposition sur Cuba. Elle a alors l’idée de contacter le conservateur du musée pour lui proposer une collaboration. «Ils ont aimé notre projet, et ont accepté que ce soit présenté en parallèle de leur exposition majeure», relate-t-elle.

Au départ, ce n’étais pas évident pour les étudiants de Mme Pépin de travailler sur José Martì, qu’ils ne connaissaient pas, mais qui est un pilier de la culture cubaine et un héros, rapporte Mme Pépin. «Mais bien vite il se sont laissés toucher par son œuvre. C’a donnée des pièces très attendrissantes», commente la professeure, citant une œuvre où des étudiants ont cousu une jupe blanche sur laquelle ils ont brodé des vers de Martì, ou le Fauteuil de Martì, orné d’un manteau, d’une rose blanche «que Martì destinait à ses ennemis» et des souliers du poète pacifiste et humaniste.

Quant aux étudiants cubains, ils connaissaient déjà bien Rimbaud qu’ils étudiaient dans leurs cours. Leurs réflexions sur «l’homme aux semelles de vent» résultent en des œuvres émouvantes, d’une qualité d’autant plus impressionnante, souligne la professeure, qu’elles ont été réalisées dans des conditions difficiles. «Ils n’ont presque rien, pas de matériel, pas de ressources. Mais ils sont passionnés, généreux, et ils croient en l’art», dit-elle.

C’est pour encourager cette volonté créatrice que Mme Pépin souhaite maintenir un partenariat sur une base plus matérielle avec l’Academia El Alba. Déjà, des ordinateurs ont été envoyés à l’institution, et Mme Pépin souhaite que ça continue. «On a beaucoup à apprendre de cette culture. Pour tout ceux qui se sont impliqués, l’expérience artistique est devenue une expérience humaine», conclut-elle.
Nouvelle salle multifonctionnelle
Après de telles réflexions, difficile de ne pas se sentir privilégié, surtout lorsque vient d’être inaugurée une salle qui offrira à la production artistique des étudiants de Bois-de-Boulogne et de leur communauté un gîte formidable.
Vaste de 5000 pieds carrés, la salle comprend une scène d’une grandeur maximale de 800 pieds carrés, deux loges, 325 places, des gradins rétractables, un parterre, un salon VIP, deux foyers pouvant servir de galerie et un vestiaire. «La beauté de cette salle, c’est que c’est assez simple de manipuler, de transformer sa configuration pour accueillir divers types d’événements», affirme Maurice Piché, le directeur général du Collège de Bois-de-Boulogne.

La salle profitera bien entendu à la communauté collégiale, mais aussi à celle de l’arrondissement en général. «Avec la mairesse, on regarde comment faire en sorte que le Collège Bois-de-Boulogne, qui est un pôle dans l’arrondissement, soit plus utilisé par les citoyens. La salle fait partie de nos discussions», explique M. Piché. La députée de l’Acadie et ministre de la Culture, des Communications et de la Condition féminine Christine St-Pierre, considère pour sa part que cette salle représente un nouvel atout pour le milieu culturel de son comté.

La salle multimédia a été construite à l’emplacement de l’ancienne chapelle du collège, au coût de 3,1 millions $, dont 80% sont venus du gouvernement provincial, le reste ayant été déboursé par le collège.

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