Petites annonces | Enchères au Québec | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne
Courrier Ahuntsic
Accueil
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

Des kilogrammes de bonnes raisons pour composter

Les jardiniers du jardin St-Sulpice ont pris le virage

Martine Frégeau par Martine Frégeau
Voir tous les articles de Martine Frégeau
Article mis en ligne le 21 novembre 2007 à 16:21
Soyez le premier à commenter cet article
Des kilogrammes de bonnes raisons pour composter
Mme Jeannine Legris, responsable du compostage au jardin St-Sulpice. (photo: Courtoisie)
Des kilogrammes de bonnes raisons pour composter
Les jardiniers du jardin St-Sulpice ont pris le virage
Les jardiniers du jardin St-Sulpice ont pris tout un virage, au cours de l'été: conscients de la pollution du sol, de l'air et de l'eau engendrée par l'enfouissement des déchets provenant de leurs jardins, ils se sont lancés dans l'aventure du compostage. Un changement de mentalité et d'habitudes à développer.
Le service des sports, des loisirs, de la culture et du développement social de l'arrondissement d'Ahuntsic-Cartierville a appuyé financièrement le projet, en défrayant le coût d'une compostière communautaire en cèdre et tous les accessoires nécessaires au compostage. Ces outils indispensables ont été soigneusement choisis et fournis par Terres en ville, un organisme sans but lucratif voué à la promotion du jardinage et de l'aménagement écologiques urbains. «Tout le matériel reste au jardin. Ainsi, le projet va continuer l'été prochain, explique le président de Terres en ville, M. François Gariépy. L'arrondissement a été très ouvert et d'une aide précieuse, tient-il à préciser. Sans lui, nous n'aurions pu le réaliser.»

Par ailleurs, Terres en ville a offert plusieurs ateliers sur le compostage, au cours des quatre dernières années, dans le quartier. Preuve que le compostage soulève de plus en plus d'intérêt.
Réduire les déchets
Le comité du jardin, présidé par M. Joseph Pellerin, a encouragé les jardiniers à réduire la quantité de déchets produits par leurs activités de jardinage. Ainsi, on a mis en application deux types de compostage: en surface et en compostière.
«Composter dans un jardin communautaire est un véritable défi. Les jardiniers sont habitués à tout jeter à la poubelle : tiges, plantes, terre, etc. Pour eux, la propreté c'est quand le déchet disparaît. Et les jardiniers ont parfois de la difficulté à se défaire de cette mentalité développée à cause de l'utilisation du sac à déchets, relate M. Gariépy. Or, ces résidus verts peuvent être compostés sur place et utilisés comme fertilisants et conditionneurs de sol, contribuant ainsi à la production de meilleures récoltes tout en réduisant la pollution. C'est fantastique : un déchet dangereux pour l'environnement devient un engrais qui aide à dépolluer l'air et le sol!»
Des kilogrammes de déchets
Le président de Terres en ville souligne que, chaque année, ce jardin produit environ 15 000 kg de résidus de jardin qui sont jetés à la poubelle puis acheminés vers les sites d’enfouissement. «On sait que ces déchets produisent des gaz à effet de serre dont un des plus dommageables, le méthane», ajoute-t-il. Des kilogrammes de bonnes raisons pour composter.
Dernière année pour Terres en ville
C'est la dernière année où Terres en ville interviendra dans les jardins communautaires faute de moyens financiers mais aussi parce que Terres en ville estime avoir terminé son intervention, indique le président, M. François Gariépy. «C'est maintenant aux jardiniers de prendre en charge la gestion de leurs résidus de culture», conclut-il en félicitant les «valeureux jardiniers qui nous aident à garder espoir pour le grand jardin qu'est notre planète.»
En 2007, le projet de compostage dans les jardins communautaires a reçu l'appui financier d'Environnement Canada et de Recyc-Québec.
La fabrication de compost
La fabrication de compost, c'est facile!

Le jardinage et le compostage sont complémentaires.

Principes de base:

Le compostage imite le recyclage de la matière organique qui a lieu dans la nature depuis des millénaires.

Ce sont les organismes du sol (bactéries, champignons, vers et insectes) qui décomposent les déchets pour créer de l'humus, clé de l’amélioration de la terre des jardins.

Il suffit de fournir un mélange adéquat d’ingrédients, d’air et d’eau et de laisser la nature transformer les déchets de jardin en or brun.
Source: Terres en ville(photo: Courtoisie)

(photo: Courtoisie)

Ces articles pourraient également vous intéresser

Vos commentaires

Nom complet:
(requis)


Adresse courriel:


Vos commentaires :
(requis)


Svp inscrire le mot affiché ci-dessus Impossible de lire le mot?

Svp inscrire le mot affiché ci-dessus:


Chez nos voisins


La question du net

  • La crise de Montréal-Nord a-t-elle été bien gérée par les services de police ?
  • Oui
  • Non