La députée et ministre, Christine Saint-Pierre et son collègue, ministre, Raymond Bachand, bien entourés, lors du lancement de la Stratégie québécoise de la mode et du vêtement. (photo: Courtoisie)
«Une bonne nouvelle pour le secteur Chabanel», selon Christine St-Pierre
Stratégie de l'industrie québécoise de la mode et du vêtement
La ministre de la Culture, des Communications et de la Condition féminine et députée de l'Acadie, Christine Saint-Pierre se réjouit des retombées économiques et culturelles que la Stratégie québécoise de la mode et du vêtement aura pour le Québec, mais aussi, pour son comté, l'Acadie, où se retrouve le secteur l'Acadie-Chabanel. Secteur qui est en démarche de revitalisation.
« L'annonce de cette stratégie est une bonne nouvelle pour l'industrie de la mode et du vêtement. Je pense notamment au secteur Chabanel, qui représente un point névralgique de l’industrie montréalaise. Les nouvelles mesures mettront l'accent à la fois sur le design, les créateurs et l'innovation », a commenté Mme St-Pierre, qui était présente au lancement de ces mesures, mardi dernier, en compagnie de son collègue, Raymond Bachand, ministre du Développement économique, de l'Innovation et de l'Exportation, ministre du Tourisme et ministre responsable de la région de Montréal.
Les mesures
La stratégie propose d'aller au-delà des succès actuels, elle s'articule autour de cinq axes d'interventions visant à atteindre des buts fixés, a-t-on expliqué.
Le premier axe est de favoriser l’adaptation des modèles d’affaires (15 M $) en appuyant les entreprises qui mettront en place des modèles ou des stratégies d'affaires mieux adaptés à la concurrence internationale.
Le deuxième axe est d'encourager les étapes de précommercialisation, de commercialisation et d’exportation (15 M $), en soutenant les entreprises qui souhaitent conquérir des marchés à fort potentiel, notamment les niches et les créneaux, de même que les marchés géographiques prometteurs.
Le troisième axe est d'appuyer le recours au design et aux technologies avancées (40 M $) en offrant un appui aux partenariats entre designers ou entre designers et manufacturiers; en allégeant le processus d'accréditation donnant droit au crédit d'impôt pour le design; en stimulant des transferts technologiques et en utilisant des matériaux techniques et innovants.
Le quatrième axe est la promotion de Montréal comme ville de mode (3 M $). On veut renforcir le statut de Montréal à titre de capitale de la mode en appuyant les grands événements de mode de la ville afin d'en stimuler les retombées pour les entreprises.
Aussi, on veut soutenir de nouvelles activités visant à positionner la métropole sur la scène internationale de la mode (placements publicitaires ou visites d’acheteurs et de journalistes étrangers lors d’événements montréalais).
Le dernier axe est de renforcer le développement de la main-d'œuvre et rendre l'environnement plus favorable (8,7 M $) en appuyant la formation de la main-d’œuvre, la valorisation des métiers du vêtement et des projets économiques structurants; on mise sur la stabilisation de l'emploi et une campagne de promotion de l'industrie. Par ailleurs, on veut accroître la synergie entre les intervenants de l'industrie par la consolidation des associations, par la stimulation de la concertation et le soutien aux projets structurants souhaités par l'industrie.
Pôle important de l'emploi
Avec 57 % des emplois et 60 % des livraisons manufacturières canadiennes, le Québec est le leader canadien de la mode et du vêtement. Cette industrie représentait 28 000 emplois manufacturiers et des livraisons de 2,9 G $ en 2006, au Québec. Montréal est la première ville du vêtement au Canada, devant Toronto et Vancouver. En plus de sa position enviable à l’échelle canadienne, elle représente également le troisième centre de production vestimentaire à l'échelle nord-américaine, après Los Angeles et New York.
Quant au secteur l'Acadie-Chabanel, rappelons qu'il constitue un pôle important de l'emploi à Montréal avec 1243 entreprises et près de 20 000 emplois. Le secteur de l'habillement y est particulièrement présent et regroupait 587 entreprises et 11 350 emplois en 2003.
Francisation
En tant que ministre responsable de la Charte de la langue française, Mme St-Pierre a souhaité mettre en lumière une des mesures qui figure dans la Stratégie, relativement à la francisation des travailleurs dans le milieu manufacturier. Emploi-Québec bonifiera son aide aux entreprises du secteur et haussera de 50% à 100% la portion des dépenses qui peuvent être subventionnées en ce domaine.