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Une murale pour dire «non» à la criminalité

Lancement d'activités de prévention

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Article mis en ligne le 14 septembre 2007 à 13:44
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Une murale pour dire «non» à la criminalité
Autour de l'artiste Imaginati, nous reconnaissons la représentante de l'entreprise ahuntsicoise GeraGres, Mme Johanne Racine, la Commandante Carole Lalonde du p.d.q. 27, la députée du comté fédéral d'Ahuntsic, Mme Maria Mourani, le représentant de l'entreprise ahuntsicoise l'entrepôt de fourrures Northern, M. Robert Joncas et le Commandant Jean Jr. Chartrand du p.d.q. 10. Était absent, M. André Véronneau, p.d.g. de Simplex. (photo: Martin Alarie)
Une murale pour dire «non» à la criminalité
Lancement d'activités de prévention
Une peinture murale de l'artiste Imaginati, s'affichant légalement sur un mur d'une entreprise du quartier, a été dévoilée, sous le thème «La prévention du crime, c'est l'affaire de tous». Elle donne le coup d'envoi d'une série d'activités organisées par la députée du comté fédéral d'Ahuntsic, Mme Maria Mourani, dans le cadre de la Semaine de prévention de la criminalité dans Ahuntsic, du 16 au 22 septembre.
Criminologue et auteure d'un livre sur les gangs de rue, la députée qui est également porte-parole adjointe en matière de Sécurité publique pour le Bloc Québécois a eu l'idée d'offrir cette murale à la communauté. Elle a pu mettre à terme son projet grâce au concours de trois entreprises de sa circonscription qui ont accepté de prêté leurs lieux et équipements. «Je veux démontrer aux jeunes et à toute la population que l'on peut exprimer son art en milieu urbain, dans des espaces légaux, sans faire de graffitis sauvages sur des propriétés collectives ou privées», explique-t-elle. «On ne doit pas attendre d'être envahis par des graffitis pour agir. Nous ne sommes pas en réaction, mais en mode prévention. Nous voulons donner une alternative aux jeunes», affirme-t-elle en rappelant que des graffitis, ce sont une forme de criminalité.
Graffitis et état de la situation
Même son de cloche du côté des deux Commandants des Postes de quartier présents qui collaborent à cette Semaine de prévention initiée par la députée. L'an dernier, elle avait organisé un forum sur le phénomène des gangs de rue. «On travaillait souvent en silo. C'est une belle opportunité pour nous de transmettre notre message de prévention», indique la Commandante Carole Lalonde du p.d.q. 27 qui est heureuse de ce partenariat entre divers intervenants du territoire.
Celle-ci mentionne qu'au cours de l'été, huit cadets policiers des p.d.q. 27 et 28 du secteur Ahuntsic et quatre du p.d.q. 10 du secteur de Bordeaux-Cartierville ont sillonné les parcs pour faire état de la situation des graffitis. «La majorité d'entre eux sont effectués sur le domaine public: chalets de parcs, bancs de parcs et murs. Et après analyses, il n'y a pas de tags reliés aux gangs de rue connus. Ce sont plutôt des graffitis de jeunes en mal de reconnaissance, affirme-t-elle. Les jeunes arrêtés au cours de la dernière année étaient âgés entre 16 et 25 ans.

Dans le secteur du p.d.q. 28, quelque 150 graffitis ont été répertoriés, et 45 dans le secteur du p.d.q. 27. Une quarantaine l'ont été dans le secteur du p.d.q. 10. «Il y a des jeunes qui ne savent pas que faire des graffitis, c'est criminel. Lorsqu'ils l'apprennent, ils arrêtent. D'autres sont irréductibles», ajoute le Commandant Jean Jr Chartrand, du p.d.q. 10.
Contexte légal
«Je veux dire aussi que la prévention de la criminalité, ce n'est pas seulement l'affaire de la police et des intervenants, mais bien l'affaire de tous», lance la députée Mourani. «C'est notamment en donnant de l'amour, des valeurs, à nos jeunes, en parlant et en informant nos aînés pour qu'ils ne soient pas isolés ou abusés, en participant à la lutte au décrochage scolaire, à la lutte à la pauvreté, à la conciliation travail-famille et à la solidarité que nous y contribuerons», précise-t-elle.
«L'artiste Imaginati a travaillé dans un contexte professionnel et légal», souligne Mme Mourani, ayant l'équipement technique pour lui permettre de peindre son œuvre au haut du mur prêté par l'entrepôt de fourrures Northern. La députée a rencontré le jeune homme par hasard «si hasard, il y a, avance-t-elle.» Imaginati avait approché un commerçant dont le commerce est situé près du bureau de comté de Mme Mourani. L'artiste y avait obtenu la permission de peindre une murale sur l'un des murs de l'édifice. «Je suis allée le voir et je lui ai demandé s'il voulait participer à mon projet. Je lui ai soumis le thème, il a proposé plusieurs esquisses, et nous avons choisi. Nous voulions que le message de la murale soit simple, clair.»

On y voit trois jeunes. Deux d'entre eux ont délaissé la criminalité. Dans la poubelle: une seringue pour représenter la drogue et un couteau, pour la violence. L'un d'eux encourage le jeune du milieu, en lui mettant la main sur l'épaule, à en faire autant.
Conférences et forum
La Semaine de prévention de la criminalité comprend deux conférences sur la sécurité des aînés, les lundi 17 et mercredi 19 septembre, de 13h00 à 15h00, au bureau de comté, au 9775, rue Waverly, bureau 202; et un forum sur la prévention de la criminalité chez les jeunes qui se déroulera le samedi 22 septembre, de 13h30 à 16h00, à l'auditorium du Collège Ahuntsic, au 9155, rue Saint-Hubert. Au programme: Graffitis et délabrement urbain, la violence faite par et envers les jeunes ainsi que la cybercriminalité.
L'entrée est gratuite aux activités. Toutefois, il faut s'inscrire à l'avance par téléphone au 514 966-7777 ou par courriel à mourama@parl.gc.ca
À noter que cette Semaine de prévention de la criminalité est une activité qui découle des engagements de la députée. La Commission scolaire de Montréal, les p.d.q. de l'arrondissement, Tandem Ahuntsic-Cartierville, Parents Secours Ahuntsic, la Maison des jeunes le Squatt d'Ahuntsic et le Centre des jeunes Saint-Sulpice en sont les partenaires. À ne pas confondre avec la Semaine de prévention de la criminalité annuelle du Service de police de Montréal, qui a lieu aussi en automne.

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