Hommage à Berthe Louard
Le dimanche 16 septembre à 14 heures, la communauté du Domaine Saint-Sulpice, de même que toute la population d’Ahuntsic-Cartierville est invitée à l’inauguration de l’œuvre d’art public érigée en hommage à Berthe Louard. À cette occasion, de nombreuses activités sont prévues et se poursuivront tout l’automne.
Berthe Louard a créé, à une époque où le domaine Saint-Sulpice était beaucoup plus isolé qu’aujourd’hui, des ressources coopératives qui ont permis aux familles à revenus modestes d’améliorer leurs conditions de vie. Plus de 45 ans après sa mort, elle demeure un modèle de solidarité et de persévérance pour les résidants de ce quartier.
Ce sont eux, les résidants, les gens qui ont côtoyé Mme Louard ou bénéficié de ses initiatives, qui ont à leur tour voulu montrer ce qu’on peut faire à force de solidarité et de détermination. En 2005 s’est formé le Comité de citoyens pour la reconnaissance de Berthe Louard, qui s’est fixé deux objectifs. «Premièrement, on voulait rebaptiser le parc Paul-Émile-Léger [situé au coin des rues Chabanel et Galinée] du nom de Mme Louard», raconte M. Dubreuil, président de la Caisse populaire Saint-Sulpice.
Ce fut chose faite dès 2006. La deuxième étape, soit l’installation d’une œuvre d’art commémorant Mme Louard, sera bientôt achevée.
«Pour nous, c’est plus qu’une manière de commémorer le travail de Mme Louard; c’est un hommage à des valeurs de société qui sont partagées par nos citoyens: solidarité, coopération…» déclare Jocelyne Ann Campbell, conseillère du district de St-Sulpice.
Quatrième œuvre d’art public installée dans Ahuntsic-Cartierville, l’œuvre de Linda Covit intitulée «Les graminées du Jardin Saint-Sulpice» a été choisie par un jury de sept personnes, composé d’experts en art et en architecture et de représentants de la communauté et de la Ville.
«Il s’agit de notre deuxième choix, le premier ayant été déclaré non-sécuritaire en raison du matériau utilisé. Mais ce fut un choix heureux, puisque les deux premiers finalistes avaient presqu’un nombre de points égal», rapporte M. Dubreuil.
Sans vouloir gâcher la surprise, les responsables décrivent la sculpture comme une œuvre belle, accessible et inspirante. Respectant l’humilité de Mme Louard, on a voulu éviter la sculpture figurative, optant pour une représentation symbolique de son apport à la communauté, précise Michel Hénault, directeur général de la Caisse Saint-Sulpice.
Pour lui, l’inauguration est aussi l’occasion de la mémoire. «C’est important que les jeunes et les nouveaux résidants du quartier sachent qui était Berthe Louard et tâchent de s’en inspirer.»
Afin d’assurer que l’aspect historique ne sera pas en reste, les organisateurs de l’inauguration ont pensé à faire appel à Cité-Historia, qui offrira gratuitement des visites guidées en autobus dans le Domaine Saint-Sulpice avant (13h) et après (15h) l’inauguration. En outre, le 23 septembre, l’historienne Diane Archambault-Malouin donnera au sous-sol de l’église Saint_Isaac-Jogues une conférence sur l’histoire du Domaine et la contribution de Mme Louard. Le dimanche suivant, Linda Covit, créatrice de l’œuvre, rencontrera les citoyens à l’occasion des Journées de la culture, devant son œuvre, au parc Berthe-Louard.
Tous les événements extérieurs se tiendront au sous-sol de l’église en cas de pluie.