La mairesse Marie-Andrée Beaudoin considère qu’en déménageant les services de l’arrondissement d’Ahuntsic-Cartierville au Chabanel, elle a fait le meilleur choix pour les citoyens.
(Photo: Courtoisie)
Déménagement: le pourquoi et le comment
De retour de vacances, la mairesse d’Ahuntsic-Cartierville, Marie-Andrée Beaudoin, met les touches finales aux arrangements en vue du déménagement des services de l’arrondissement sur Chabanel, un projet qu’elle défend contre les critiques qui en ont suivi l’annonce il y a deux mois.
«Le projet a été réfléchi, muri, et résulte d’analyses et de consultations», affirme-t-elle. Elle se défend d’ailleurs d’avoir imposé le projet de manière antidémocratique comme certains détracteurs l’ont insinué. «Mon objectif est de hausser le niveau de démocratie dans Ahuntsic-Cartierville», dit-elle.
Louée soit la location
Selon Mme Beaudoin, les citoyens ont été consultés avant que soit prise une décision, surtout quant à la question de la location versus la construction d’un nouvel hôtel de ville. «La plupart des gens étaient contre la construction. Il faut comprendre que ça aurait coûté plus cher de construire un nouveau bâtiment. Le terrain aurait été dispendieux, il y aurait eu des dépassements de coûts, et de l’entretien à faire… Le délai avant que nous puissions nous installer aurait aussi été plus long», résume-t-elle.
Et le temps pressait, d’après la mairesse, puisque l’immeuble situé au 12 137 Bois-de-Boulogne nécessitait de sérieux travaux de réfection de son toit et des aménagements visant l’accessibilité universelle. «Ça ne pouvait pas attendre, il fallait prendre une décision», affirme-t-elle. De plus, l’arrivée imminente d’une dizaine de nouveaux employés en provenance de l’administration centrale forçait de penser à un réaménagement.
L’argent pour le reste
Un autre souci de certains citoyens était de voir les coûts du déménagement éclipser d’autres besoins dans l’arrondissement. Sur ce point, Mme Beaudoin se veut rassurante: «Nous avons déjà commencé à mettre de l’argent dans nos infrastructures, en investissant dans les parcs au printemps. Notre prochain objectif est la réfection des rues. Nous procédons présentement à des études exhaustives et nous serons en mesure de présenter quelque chose de concret cet automne. Le déménagement n’enlève donc rien aux priorités que nous nous étions fixées.»
D’une soumission à l’autre
En ce qui a trait au choix de la soumission plus coûteuse, Mme Beaudoin explique qu’il n’y a pas que le prix qui compte. «Quand on évalue des réponses à des appels d’offres, on a une grille d’évaluation qui comporte plusieurs critères dont l’importance varie. Dans ce cas-ci, par exemple, le prix du loyer comptait pour 20% du pointage total», illustre-t-elle. Bien que la proposition de Dayan était très intéressante, le soumissionnaire gagnant, Marcarko, offrait selon elle des locaux qui nécessitaient peu de mises à niveau, ce qui a beaucoup joué en leur faveur.
Quant au choix de la rue Chabanel, il s’imposait selon la mairesse. D’autres secteurs avaient été considérés, mais, à cause de sa situation géographique (au centre de l’arrondissement) et stratégique (dans un quartier en pleine revitalisation), la rue Chabanel se démarquait, explique-t-elle.
«Ainsi, en lançant les appels d’offres, on avait déjà établi que les locaux devaient se trouver sur Chabanel. Et comme la plupart des édifices de Chabanel sont possédés par Dayan ou Marcarko, on était presque sûrs que ce serait l’un d’eux qui l’emporterait», résume Mme Beaudoin.
Ce que Mme Beaudoin déplore le plus face à toute cette tourmente, c’est le manque de communication. «Beaucoup d’informations erronées ont circulé», commente-t-elle. Elle rappelle que la différence de coûts n’est, sur 15 ans, pas si grande et que les avantages, au niveau du stationnement, de l’accessibilité et de la disponibilité des services sont considérables. «J’ai été élue pour consulter, mais aussi pour décider. J’ai confiance que cette décision est dans le plus grand intérêt des citoyens», conclut-elle.
(Photo: Courtoisie)