Rentrée scolaire, rentrée des activités… (Photo: Archives Jacques Pharand)
À vos marques! Prêts! Partez! C'est la rentrée !
La rentrée est de retour et avec elle la ronde infernale des activités. Conduire les enfants à l'école, courir au bureau, faire les courses, ramasser les enfants, préparer le souper puis les boîtes à lunch… et vous écrouler épuisé. Si vous trouvez qu'il n'y a pas assez d'heures dans une journée pour accomplir tout votre programme, vous êtes peut-être mûr pour un examen de conscience!
La rentrée approche. Déjà les vacances vous semblent bien loin. Sur le bord du comptoir de la cuisine, les papiers s'accumulent. Vous y jetez tous les jours un regard coupable en vous dépêchant de remettre à demain ce qui pourrait être fait dès aujourd'hui.
La liste des effets scolaires des enfants à acheter avant la fin du mois. Les inscriptions à prendre au centre de loisirs du quartier. Stéphanie veut faire cette année de la danse et du taekwondo. Jérémie veut continuer le soccer, la natation et se mettre au break dance. De votre côté, il y a ces leçons d'espagnol que vous vous êtes promis de suivre et le cours de gym, car, passée la trentaine, il faut bien se tenir en forme.
Au bureau, il y a cette promotion qui tombe à point, mais qui vous promet bien des casse-têtes . Des réunions à l'extérieur, des employés à superviser et des comptes à rendre régulièrement à votre chef. Le soir venu, c'est reparti pour un tour. Arriver à temps à la garderie, superviser les devoirs, mettre une brassée de linge à tourner, lire un dernier rapport pour préparer la réunion du lendemain…
Réduire les gaz pour éviter le crash
Vous arrivez la fin de semaine la langue à terre? Ne pensez par pour autant décompresser. La famille et les amis vous attendent au tournant, sans oublier la sortie aux pommes, le ménage, le tournoi de soccer de votre Zidane et le party d'anniversaire d'Émilie. Autant de passages obligés qui viendront gruger ces précieux moments que vous pensiez pouvoir vous accorder. Bref, le surplus d'énergie accumulé durant vos congés, comme la feuille d'automne, est vite emporté par le vent.
«Est-ce qu'on est vraiment obligé chaque année de tout refaire les préparatifs de la rentrée en dix jours ? On met les gaz pour le décollage, mais si on ne baisse pas le régime pour passer à la vitesse de croisière, on risque de s'écraser aussi rapidement qu'on a décollé.»
Yannick Bourguyon est coach-stratégiste depuis plusieurs années auprès de particuliers et d'entreprises depuis plusieurs années. Elle les aide à garder le contrôle sur les événements. Cette pro de la gestion du temps considère qu'on devrait gérer la rentrée comme n'importe quel autre projet. Les bases: planifier, se donner des priorités et établir un échéancier.
Mesdames, déléguez!
«Par habitude, on fait ses achats à la dernière minute. Jamais on ne s'est arrêté à se dire que l'on pourrait procéder différemment. Un des secrets est de ne pas suivre aveuglément les normes imposées par la société mais faire preuve de créativité», estime-t-elle. Question à 100 $: Pourquoi racheter systématiquement tout le matériel scolaire? Sur les 40 crayons à mine achetés l'année passée, plus de la moitié est sûrement encore utilisable. Idem pour le tablier de peinture, les classeurs, les pochettes «duo-tang», les tubes de colle et les gommes à effacer.
Un autre conseil vise plus particulièrement les femmes, ces championnes du perfectionnisme: «Mesdames, déléguez !» Le conjoint, les enfants, tout le monde peut mettre la main à la pâte dans la mesure de ses moyens. Monsieur peut déposer les enfants le matin ou les chercher le soir. Le stress d'arriver en retard ne sera plus concentré sur les épaules d'une seule personne. Les enfants peuvent faire leur chambre, mettre la table ou encore ranger les couverts dans le lave-vaisselle. Autant de minutes précieuses qui pourront être utilisées à autre chose.
«Chacun doit faire selon sa propre réalité. Il faut sortir des recettes toutes faites pour les adapter à ce qui nous touche plutôt que de chercher à vouloir les appliquer à la lettre», estime la conseillère. Car il n'y a pas de solutions miracles, tout est une question de choix. Les cours d'espagnol pourront peut-être attendre la prochaine session, quand le coup de feu de la rentrée sera éteint. «On voit des femmes monoparentales qui arrivent à retourner à l'école, constate Mme Bourguyon. «Elles font des choix, elles changent leurs habitudes. Tout est faisable à condition de bien planifier.»
3 conseils simples:
- Il n’y a pas de solutions miracles. Il n’y a que des choix !
- Même si tout se bouscule autour de vous, cela ne veut pas dire que vous êtes une incapable, ni une personne désorganisée: cessez de vous déprécier !
- Si vous voulez véritablement du changement, vous devrez modifier votre façon de penser afin de faire les choses différemment.