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Des hausses de loyer de 3,8% dans Ahuntsic-Cartierville

Selon le RCLALQ

Article mis en ligne le 5 juillet 2007 à 10:30
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Des hausses de loyer de 3,8% dans Ahuntsic-Cartierville
(photo: Régent Gosselin)
Des hausses de loyer de 3,8% dans Ahuntsic-Cartierville
Selon le RCLALQ
À partir de l’analyse d’un échantillon de locataires rencontrés ce printemps, le Regroupement des comités logement et associations de locataires du Québec (RCLALQ) constate que les locataires de Montréal ont reçu de leur propriétaire des demandes moyennes d’augmentation de loyer de 4,4% lors de la dernière période de renouvellement des baux. Dans l'arrondissement d'Ahuntsic-Cartierville, cela se traduit par des hausses de 3,8% au 1er juillet 2007, selon le RCLALQ.
Dans la grande majorité des cas de l’échantillon étudié, le chauffage est à la charge des locataires et leurs logements n’avaient pas subi de réparations majeures. Pour ces situations, en absence de variation des taxes foncières, l’indice d’ajustement des loyers, publiés par la Régie du logement en janvier dernier, était de 0,8%.

«Malheureusement, ces nouvelles hausses de loyer s’ajoutent à celles des années antérieures», se désole André Trépanier, responsable des dossiers politiques du RCLALQ, dans un communiqué. Déjà, selon la SCHL, entre 2000 et 2006, le coût des loyers a bondi de 25% dans la Région de Montréal (logement de deux chambres à coucher).

Ces nouvelles données rejoignent les autres compilées par des membres de Québec du Regroupement).

«Il ne fait pas de doute que la méthode actuelle de la Régie du logement ne protège pas adéquatement les locataires contre les hausses de loyer», soutient M. Trépanier. «La ministre des Affaires municipales et des Régions, Madame Nathalie Normandeau, a en main diverses solutions pour corriger le travail de la Régie du logement.»
Déménagements

«Vu l’absence de registre des baux et l’inefficacité du contrôle des loyers, la période des déménagements sera une autre occasion pour certains propriétaires de profiter du départ de leur locataire pour hausser considérablement le coût du loyer», souligne M. Trépanier. En attendant, le RCLALQ encourage les locataires qui déménagent à «passer leur bail» à ceux et celles qui aménagent afin de leur donner la possibilité d’exercer un recours très peu utilisé, souligne-t-il, soit celui qui consiste à demander la révision du coût de leur loyer. Selon le dernier rapport annuel de la Régie du logement, ce recours n’avait été exercé que 436 fois en 2005-2006 pour l’ensemble du Québec, précise-t-il.

Pour ce faire, les locataires disposent de deux mois après le début du bail pour contester le coût du loyer si la section G du bail n’a pas été complétée («avis au nouveau locataire»). Cependant, si la section G du bail est remplie, les locataires ne disposent que de dix jours à partir de la conclusion du bail. En cas de fausse déclaration de la part du locateur, les locataires ont deux mois à partir de la connaissance de cette fausse déclaration pour déposer leur recours. «Comme souvent la section G demeure incomplète, l’entraide entre locataires est une des rares avenues pour suppléer à l’absence d’un registre des baux», explique M. Trépanier.

Pour informations, on visite le www.rclalq.qc.ca

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