C'était soir de première au Collège Mont Saint-Louis, le 13 février, alors que trois élèves, Colin Racicot, Sébastien Bélanger-Nantel, et Jérôme Laperrière présentaient leur plus récent court-métrage, Diamant rouge.
Pour les trois jeunes cinéastes qui ont fondé leur propre maison de production, Smog Films,
Diamant rouge est le projet le plus sérieux réalisé jusqu'à maintenant.
«On a tout fait de A à Z, le scénario, le tournage, la musique», explique Colin Racicot, 16 ans, qui signe la réalisation.
Tout le monde a mis sa patte au scénario. On s'est partagé les autres tâches : caméra, montage, musique. Colin Racicot signe la réalisation.
Œuvre de science-fiction d'une durée de 15 minutes tournée l'été dernier, notamment au Cosmodôme de Laval,
Diamant rouge raconte l'histoire de deux astronautes qui ont pour mission d'aller chercher ce fameux diamant rouge, une pierre légendaire. Mais il y a malaise, mésentente entre les deux hommes…
Tout en fignolant le scénario plus qu'ils ne l'avaient fait pour leurs autres films, les cinéastes ont mis le paquet sur l'aspect technique. «On voulait mettre l'emphase sur l'image, la musique, tout ce qui est sensoriel», explique Colin.
Ils ont eu en cela un coup de main de l'Association générale des élèves du Collège Mont Saint-Louis, qui leur a octroyé un montant de 300 $. Les cinéastes ont notamment pu acheter costumes et maquettes. «Ça augmente la crédibilité», constate Colin.
Côté musique, Colin Racicot au synthétiseur et Jérôme Laperrière à la guitare ont composé une bande sonore qui peut rappeler la musique de Pink Floyd. Une influence que reconnaît Colin. «Ça va bien avec l'image», dit-il.
Avec
Diamant rouge le trio confirme son gros faible pour la science-fiction. «J'aime créer un nouveau monde», confie le réalisateur. Les cinéastes de Smog Films ont tenté des incursions dans d'autres genres, mais sans être vraiment satisfaits. «Nous sommes jeunes. Nous aimons inventer, dépasser la réalité», indique Colin, un passionné du 7e art. «Moi, c'est clair, je m'en vais en cinéma», lance celui qui a réalisé son premier film en 2004,
Les vikings perdus, dans la cadre d'un cours d'histoire.
Ses modèles ? Stanley Kubrick, le père de
2001, l'odyssée de l'espace pour le «travail visuel et l'ambiance», souligne Colin. «J'ai commencé à prendre goût à faire du cinéma en regardant
Orange mécanique», dit-il.
Steven Spielberg arrive second parmi ses réalisateurs préférés, pour son talent à raconter une histoire.
La suite pour
Diamant rouge ? «Notre objectif, c'est Fantasia», le festival de cinéma asiatique et fantastique présenté à Montréal en juillet, explique Colin Racicot. «On espère être bienvenu lors de la prochaine édition.»
En attendant, l'équipe de Smog Films a enchaîné sur la réalisation d'un autre film :
Degenesis. On peut suivre l'évolution des projets des cinéastes à
www.smogfilms.com. @Ci:Prochain objectif: Fantasia, le festival de cinéma asiatique et fantastique présenté à Montréal en juillet.
Jean-Louis Desrosiers
Commentaire mis en ligne le 24 février 2007Je tiens à remercier le Courrier Ahuntsic pour la promotion des talents de l'arrondissement. Par cet article de M. Desroches, je suis persuadé que vous venez de donner un bon coup de pouce à la jeune équipe de cinéastes. Merci.