Nous reconnaissons à l'avant-plan la candidate vedette du Parti Québécois dans le comté provincial de Crémazie, Mme Lisette Lapointe et la députée du comté fédéral d'Ahuntsic, Mme Maria Mourani, lors de l'opération de sensibilisation tenue au métro Sauvé. (photo: Courtoisie)
Opération sensibilisation «pour un Montréal français»
La députée bloquiste du comté fédéral d'Ahuntsic et membre-fondateur du Mouvement Montréal français, Mme Maria Mourani et la candidate du Parti Québécois dans le comté provincial de Crémazie, Mme Lisette Lapointe, ont distribué des tracts au métro Sauvé, le 20 janvier dernier, dans le cadre d'une opération de sensibilisation.
Les deux femmes ont participé à l'activité avec une équipe de bénévoles du Mouvement Montréal français pour rappeler à la population l’importance de la survie du français dans le paysage visuel de Montréal. Cette opération s’est effectuée dans le cadre de la campagne de sensibilisation «Une langue à partager», lancée en décembre dernier, qui vise à promouvoir l’usage du français comme langue publique commune.
Les militants ont rappelé que la pétrolière Esso a tenté récemment de modifier la bannière de ses commerces pour un nom anglophone. Le recul d’Esso démontre que la pression populaire a un effet déterminant, estiment-ils.
«Depuis mon plus jeune âge, mon père nous a sensibilisés à l’importance de l’utilisation du français dans tous nos gestes quotidiens, sans oublier la qualité de la langue. Depuis, il y a eu d’immenses progrès, mais il faut continuer à être vigilants afin que Montréal demeure la métropole francophone d’Amérique du Nord» a déclaré Mme Lapointe.
Quant à la députée d’Ahuntsic, elle a tenu à rappeler que le français, comme langue commune, est un facteur essentiel de l’inclusion des nouveaux arrivants à la société québécoise. «Il est important que la population se mobilise pour contrer la prolifération des raisons sociales non francophones. La pression populaire a beaucoup d’influence sur les commerçants.»
Mouvement Montréal français a été fondé en 2006 et compte parmi ses membres fondateurs l’écrivain Yves Beauchemin, le président de la Saint-Jean Baptiste de Montréal, Jean Dorion, ainsi que Pierre Dubuc, directeur de L’Aut’journal.