Luc Gauthier présente Félix le clair-obscur
Le 28 novembre à la maison de la culture
Bozo, Le p'tit bonheur, Moi, mes souliers, Le train du nord : des incontournables, des immortelles. Mais Félix Leclerc, «c'est tellement plus que ça», confie Luc Gauthier, qui nous convie, comme il le dit, «à une visite du répertoire oublié ou moins connu» du grand barbe québécois avec son spectacle très justement intitulé Félix le clair-obscur, présenté le 28 novembre à la maison de la culture Ahuntsic-Cartierville.
Il est bon, de temps à autres, de s'engager sur des chemins moins fréquentés. Sortir des ornières ouvre parfois la porte à d'agréables découvertes.
Luc Gauthier nous invite à laisser nos pantoufles de côté et à le suivre sur les routes moins souvent empruntées de l'œuvre de Félix Leclerc; «une visite, en quelque sorte, des parties sombres d’un tableau en clair-obscur», comme l'écrit de si belle façon le résidant d'Ahuntsic, qui se produira pour la première fois dans son quartier.
Il sera accompagné sur scène de Nicolas Belpaire, contrebasse et chœur, et d'Étienne Côté à la batterie.
Il y a les grands classiques que l'on connaît par cœur. Mais Félix Leclerc a écrit autour de 150 chansons. Depuis quelques années, Luc Gauthier s'emploie à faire redécouvrir celles «oubliées, moins connues».
C'est en cherchant de la musique pour les funérailles de son père que Luc Gauthier tombe sur un coffret des chansons de Félix. Il découvre et redécouvre alors des «bijoux ignorés».
«Il y avait des splendeurs !», se souvient-il. «Je me les suis réappropriées.»
Ils les a arrangées pour deux voix, «en respectant le style originel», souligne-t-il.
Quand il met le pied en France, en 1950, l'auteur de l'Hymne au printemps débarque sur la scène de l'ABC de Paris avec deux douzaine de chansons. Dans sa besace, on retrouve alors une bonne partie de celles passées à la légende; celles qui se trouveront inscrites à jamais dans l'histoire de la musique du Québec.
Mais la source n'était pas tarie. Félix nous a offert une production abondante durant les 50, 60 et 70. De sa plume et sa guitare ont jailli des perles négligées sur lesquelles Luc Gauthier a choisi de braquer ses feux.
Une belle initiative qui plaît. Son désir de remettre ces chansons à l'avant-plan a en effet reçu un accueil enthousiaste. «Nous jouons souvent devant un public de gens âgés heureux de découvrir des chansons qu'ils ne connaissaient pas», se réjouit Luc Gauthier.
Les laissez-passer pour Félix le clair-obscur sont disponibles à la maison de la culture Ahuntsic-Cartierville, 10 300, Lajeunesse.
Information au 514 872-8749.