Petites annonces | Enchères au Québec | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne | Weblocal
Courrier Ahuntsic
Accueil
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

Et moi, j'ai un peu peur...

Marie-Chantal Gravel par Marie-Chantal Gravel
Voir tous les articles de Marie-Chantal Gravel
Article mis en ligne le 20 novembre 2009 à 14:27
Soyez le premier à commenter cet article
Et moi, j'ai un peu peur...
Et moi, j'ai un peu peur...
Depuis plusieurs semaines, je vous parle des Olympiques en général et de la perception des gens. Tout ça, du point de vue de l'observateur, comme si je n’étais qu’un oiseau, un espion ou le témoin de quelque chose…
Pourtant, je travaille sur l’organisation d’un énorme événement culturel avec le producteur délégué de la Place de la Francophonie. Il m’arrive même de travailler en collaboration avec le COVAN puisqu’une partie de notre programmation fait partie des Olympiades culturelles.

Souvent, entre amis ou lors de mes séances hebdomadaires de bénévolat à Tourism Vancouver, on échange sur le fait qu’il y aura des millions de visiteurs, que les hôtels sont déjà tous réservés, que les prix de location seront exorbitants, qu’il y aura sans doute beaucoup de pluie en bas, qu’on espère de la neige en haut.

Je me souviens, dans le contexte de mon travail, d’avoir conseillé à d’autres partenaires de ne pas loger leurs artistes sur la rive nord de Vancouver (North Vancouver) de peur que ces derniers ne soient pris dans la congestion et qu’ils se voient imposer de longues périodes de voyagement.

Bref, je parle régulièrement de l’impact des Jeux sur la ville et la vie des gens.

Sauf que, jusqu’à tout récemment, je ne m'étais pas vraiment arrêtée pour me rendre compte que je vivais les jeux... que j'étais là, à Vancouver, où le monde allait se donner rendez-vous. Que ces défis au niveau du transport, j'allais les vivre. Que j'allais moi-même devoir faire face à la densité de la circulation et composer avec les horaires chamboulés. Que justement, j'allais sûrement devoir travailler des heures d'affilées et, en tant que maman, que j'allais probablement devoir demander de l'aide pour prendre soin de ma fille.

Quand je pense à tout cela, j’ai la frousse. J’ai envie de m’enfuir au soleil. J’ai envie de me réveiller le lendemain des olympiques. J’ai envie d’échapper à tout ça. J’ai peur.

Je pourrais me sauver. Laisser tout tomber et partir avec ma fille à Montréal pendant que mon conjoint continue son projet. Sauf que j’aurais peur de passer à côté de quelque chose. J’ai la chance de travailler sur un projet dont on se souviendra… N’est-ce pas une superbe expérience?

En même temps, je ne veux pas jouer la "victime" des Jeux comme certains aiment se voir, je préfère en profiter et embarquer dans la fête. Je crois que le mieux est d’être dans le courant et de surfer sur la vague le temps de cet événement hors du commun plutôt que de le voir comme un raz-de-marée. Parfois, il faut lâcher prise, car le pire serait d’essayer de faire face à toute cette pression et d’écraser. Pour apprécier les Jeux, il faut s’ouvrir l’esprit.

Après les Jeux, je vais dans le Sud, c’est certain! Seule sur une île, loin des rues et de la congestion!

Vos commentaires

Nom complet:
(requis)


Adresse courriel:


Vos commentaires :
(requis)


Svp inscrire le mot affiché ci-dessus Impossible de lire le mot?

Svp inscrire le mot affiché ci-dessus:


Chez nos voisins


La question du net