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Courrier Ahuntsic
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Au pays des rêves brisés

Pascal LeBlanc par Pascal LeBlanc
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Article mis en ligne le 7 janvier 2009 à 13:00
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Au pays des rêves brisés
Le photographe Martin Tremblay, les auteurs Hugo Meunier et Katia Gagnon, ainsi que la photographe Patrick Sansfaçon. (Photo: Courtoisie)
Au pays des rêves brisés
L’un des plus grands défis d’un journaliste est de résumer en peu de mots un sujet qui, souvent, est assez complexe. Il arrive même des fois que l’on pourrait en faire un livre tant il y a de choses à dire. C’est ce que la journaliste de La Presse, Katia Gagnon, a fait. En collaboration avec Hugo Meunier, cette résidente d’Ahuntsic a récemment publié Au pays des rêves brisés.
Ce livre traite de la maladie mentale. Il ne s’agit pas d’une étude ou d’une œuvre documentaire, mais plutôt d’un portrait d’une réalité qui peut paraître bien loin et qui, pourtant, se trouve tout près. L’œuvre est divisée en deux sections. La première regroupe des témoignages de personnalités et de gens communs racontant leur rapport avec la maladie mentale. La seconde partie convie le lecteur à une visite guidée des hôpitaux psychiatriques Louis-H. Lafontaine et Philippe-Pinel. Le tout est illustré par une centaine de photos en noir et blanc de Patrick Sansfaçon et de Martin Tremblay.

L’idée de consacrer plus de 250 pages à un sujet qui peut sembler assez lourd est venue bien simplement. «Hugo et moi avons travaillé sur plusieurs reportages comme ceux sur la loterie vidéo ou sur les centres jeunesse, qui, à première vue, n’avaient pas de lien avec la maladie mentale, mais finalement on a remarqué qu’elle jouait souvent un rôle dans ces situations, explique Mme Gagnon. Alors nous avons décidé d’en parler, d’abord par une série de reportages plus généraux et ensuite on s’est dit, pourquoi pas un livre.»

Pour la journaliste, consacrer un ouvrage complet à la maladie mentale faisait beaucoup de sens, car au fil de ses expériences sur le terrain, elle a remarqué que le simple fait d’en parler pouvait aider bien des gens. «C’est un tabou malsain et je voulais montrer qu’il était possible d’en parler. Ça touche beaucoup de personnes et dans le livre je parle aussi de "success story". Si vous avez problème, la vie n’est pas finie, la maladie peut-être contrôlée», mentionne Mme Gagnon.
Une expérience marquante
Même si elle était déjà familière avec le sujet et qu’elle avait déjà rencontré des gens souffrant de maladie mentale, Katia Gagnon avoue que, par moment, la réalité était assez difficile à vivre.
«Nous avons passé quatre jours à Pinel et nous y avons rencontré des gens très atteints qui ont vécu des histoires assez lourdes, raconte l’auteure. J’ai fait des entrevues de trois-quatre heures avec des patients et certaines étaient assez dur humainement. Ce fut une expérience vraiment prenante.»

Paradoxalement, certaines rencontres ont permi à l’auteure de se rendre compte du «Les gens dépressifs ont souvent l’impression d’avoir atteint le fond du baril et que la seule issues est la mort, alors après ça j’ai regardé tout ce que j’avais et je me considérais super chanceuses, ça m’a fait apprécier la vie encore plus.»

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