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Courrier Ahuntsic
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Un talent qui ne trompe pas

Pascal LeBlanc par Pascal LeBlanc
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Article mis en ligne le 8 décembre 2008 à 16:00
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Un talent qui ne trompe pas
David Jasmin Barrière est un jeune auteur originaire d’Ahuntsic, qui vient tout juste de publier son premier livre, L’Éléphant. (Photo: Martin Alarie)
Un talent qui ne trompe pas
Plusieurs choses sont héréditaires, pour le meilleur et pour le pire. Certains traits physiques ou de caractères. Certaines maladies ou prédispositions. Le talent? La passion? Certainement, si on se fie aux critiques du premier livre de David Jasmin Barrière et à son amour des mots. Le petit-fils de Claude Jasmin a bel et bien cela dans le sang.
Originaire d’Ahuntsic, David revient chez lui pour cette entrevue. C’est au Rendez-vous du thé, sur la rue Fleury, que nous nous rencontrons. D’emblée, David me parle de son amour pour l’écriture. «J’écris depuis toujours, plus sérieusement depuis que j’ai 20 ans. À huit ans, j’écrivais déjà les aventures de Super-banane», dit-il en riant. Dès un très jeune âge, le grand-père de David, Claude Jasmin, l’avait déjà entraîné dans son monde, et de ce monde, David en a rapidement fait partie.

Son inspiration vient de Rimbaud, Giguère, Gauvreau et «d’un milliard d’affaires». Son premier ouvrage, L’Éléphant, paru sous Les Éditions de l’Hexagone, est essentiellement un livre de poésie, mais David fait autant dans le roman que dans l’écriture plus abstraite. «Je travaille sur quatre livres: une histoire vécue, un roman de science-fiction, un roman jeunesse et je fais aussi une traduction», indique-t-il. Pour ce jeune écrivain, s’adapter aux différents styles ne représente pas vraiment un défi. «Il faut simplement se mettre dans un état d’esprit différent. Par exemple, quand je fais de la poésie, j’écris sur du papier. Ce sont des émotions différentes, pour le roman je suis plus rationnel.»

David a une formation en histoire et en traduction, mais déjà en 1999, alors qu’il avait à peine 16 ans, il entretenait une correspondance avec son grand-père par l’entremise d’une chronique dans La Presse. «J’ai aussi écrit la postface dans l’un des livres de mon grand-père… il est vraiment une grande influence dans ma vie», ajoute-t-il.
Le besoin d’écrire
Pour David, écrire n’est pas que son travail, c’est un besoin qui se fait ressentir. «J’écris, parce qu’il faut que j’écrive, déclare l’auteur. La poésie, c’est encore pire, c’est presque mystique.»
Il compare son travail à de l’art abstrait. Par ses mots et ses phrases, il transmet sa vision du monde et il espère que chacun l’interprétera différemment. «J’apporte ce que j’ai à apporter… je veux juste être moi, j’ai des idées à faire passer.»

Avec L’Éléphant, David croit qu’il a atteint son objectif et il en est fier, sa famille également. «Je crois que mes parents étaient encore plus fiers, surtout de ma présence au Salon du livre. C’était ma première fois en tant qu’auteur et je me sentais à ma place. J’ai reçu beaucoup de conseils et j’ai eu l’impression que certains auteurs m’ont pris sous leur aile», raconte-t-il.

Cette attention d’auteurs établis, David ne la reçoit pas uniquement parce qu’il est le petit-fils de Claude Jasmin, mais parce que son premier livre est impressionnant et qu’il démontre un très grand potentiel. L’Éléphant convie le lecteur à un voyage terrestre et psychique posant un regard juste et inquiet sur le monde et la génération actuels. «Mon livre est un coma intérieur. J’ai commencé à écrire ce livre quand je suis sorti de la religion et l’image de l’éléphant est apparue. Il signifie plusieurs choses et est sujet à des interprétations différentes», explique David.

Il s’agit bien sûr d’une œuvre principalement surréaliste, mais les lecteurs reconnaîtront probablement certains éléments familiers, dont le parc Ahuntsic, lieu où commence le livre.

David part bientôt pour le Mexique, afin de récolter de l’information pour son roman jeunesse. Il ne sait pas encore à quel moment ses prochaines œuvres seront publiées, mais pour lui, l’important est qu’il puisse continuer à écrire.

(Photo: Martin Alarie)

(Photo: Courtoisie)
«J’écris, parce qu’il faut que j’écrive. La poésie, c’est encore pire, c’est presque mystique.»
- David Jasmin Barrière, auteur

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