Création de conseils de quartier et budget participatif sont proposés à l'arrondissement
Réforme des processus démocratiques
Les membres de l'association locale du parti municipal Projet Montréal ont déposé un mémoire le 23 mai dernier, dans le cadre de la réforme des processus démocratiques de l'arrondissement d'Ahuntsic-Cartierville. Ils proposent, entre autres, la création de conseils de quartier à l'image de ceux de la Ville de Québec ainsi qu'un budget participatif pour l'arrondissement.
On y propose aussi que le conseil d'arrondissement se tienne au moins une fois par année dans chacun des districts de l'arrondissement. Le déroulement des assemblées de celui-ci, notamment de ses deux périodes de questions, est abondamment soulevé, de même que le déroulement des consultations publiques.
Projet Montréal demande également aux élus de l'arrondissement, «qui siègent tous au conseil municipal, d'y défendre des réformes visant à démocratiser la gouvernance de l'ensemble de la ville de Montréal: la réduction des prérogatives du comité exécutif, la transparence de toutes les instances de la ville, et la réforme du mode de scrutin vers une formule proportionnelle.»
Projet Montréal a fait ces propositions en se basant sur quelques principes pour une gestion municipale démocratique, explique le coordonnateur du comité local, Jean-François Desgroseilliers : «Tous les dossiers qui touchent l’arrondissement doivent être débattus localement ; les citoyens doivent toujours être bien informés ; les citoyens doivent être respectés ; et les instances de la Ville doivent être transparentes.»
Les membres de Projet Montréal soulignent qu'ils ont participé activement aux consultations et que certaines de leurs propositions rejoignent celles d'autres citoyens présents aux rencontres tenues les 24 et 30 avril ainsi que le 1er mai derniers. Ils s'inquiètent toutefois du faible taux de participation. «Il est certain que modifier le fonctionnement des processus démocratiques et créer de nouveaux espaces démocratiques n'a pas beaucoup de sens si les citoyens ne se les approprient pas», peut-on lire dans la conclusion du mémoire.