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Le projet ACINA porte une fois de plus ses fruits

Rapprochement entre policiers et immigrants nouvellement arrivés

Martine Frégeau par Martine Frégeau
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Article mis en ligne le 24 mai 2008 à 9:00
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Le projet ACINA porte une fois de plus ses fruits
Nous reconnaissons les participants de 2008 avec les agents du Poste de quartier 27 qui ont été jumelés de façon volontaire avec ces derniers, pour la quatrième édition du projet ACINA, créé par l'agente sociocommunautaire Chantal Malo. (photo: Courtoisie)
Le projet ACINA porte une fois de plus ses fruits
Rapprochement entre policiers et immigrants nouvellement arrivés
Le projet ACINA (Approche communautaire avec les immigrants nouvellement arrivés), créé, il y a quatre ans par l'agente sociocommunautaire Chantal Malo, du Poste de quartier 27, connaît un tel succès qu'il a été repris une fois de plus cette année. Et il a porté ses fruits.
Rappelons que le Service de Police de la Ville de Montréal ayant comme préoccupation d’améliorer les relations et les liens de confiance entre son personnel et les membres des communautés, le projet ACINA avait été initié en ce sens. Celui-ci consiste en un jumelage entre policiers volontaires et membres de la communauté ahuntsicoise provenant de minorités visibles et culturelles. Pour ce faire, le Poste de quartier 27, et par les années passées, les Postes de quartier 27 et 28 d'Ahuntsic (aujourd'hui fusionnés), ont fait appel au Centre de ressources éducatives et communautaires pour adultes (Créca). Cet organisme communautaire du quartier, spécialisé en alphabétisation et en alpha-francisation participe au projet depuis le début.

Un policier par groupe de travail est jumelé à une personne issue d’une minorité ethnoculturelle fréquentant le Créca. Le policier s’engage pour une période de trois mois à faire connaître le métier de policier et d’échanger lors d’activités sociales ou culturelles.

«Nous constatons que l’impact du projet est bien réel. Une des participantes de cette année voulait abandonner le projet avant même de rencontrer le policier. Elle avait très peur des policiers suite à des expériences vécues dans son pays d’origine. Finalement, après avoir rencontré le policier et avoir passé quatre jours en sa compagnie, elle sait que les policiers sont différents dans son nouveau pays d’accueil», explique Julie Stockli, agente sociocommunautaire du Poste de quartier 27.
Une expérience enrichissante
La première rencontre prend la forme d’un dîner préparatoire, candidats et policiers pour que tous puissent faire connaissance. Puis, une journée complète est planifiée avec le policier et son candidat : certains optent pour la visite des unités de services alors que d’autres feront de l’auto-patrouille.
Lors d’une autre journée, c’est au tour du candidat d’inviter leur collègue policier à une activité de leur choix dans le but de faire découvrir au policier une facette de leur culture. Cette année, un policier est allé dans un temple Sikh en compagnie du candidat. Ils y ont médité et mangé en compagnie de gens de la communauté indienne. Un autre policier est allé dans une épicerie ivoirienne pour faire connaissance avec cette communauté et est allé souper chez la candidate en compagnie de la famille de cette dernière.

Finalement, une activité de clôture a permis à tous de faire le bilan de l’expérience enrichissante.
Démystifier et améliorer le lien de confiance
Les activités reliées au projet permettent aux participants de démystifier la police et d’améliorer le lien de confiance qu’ils ont à son égard. Du côté des policiers, cela permet de mieux connaître la culture des participants.
De plus, afin de faire bénéficier l’ensemble du personnel du SPVM, le policier diffuse l’information reçue auprès de ses confrères. De cette façon, le rapprochement ne se limite pas seulement entre le policier et l’étudiant participant, mais également aux autres policiers.
Des valeurs de paix, de justice et d’amour sont présentes dans toutes les cultures; la façon de les exprimer ou de les démontrer peut différer. Le projet conjoint entre le CRECA et le Poste de quartier 27 permet aux participants de mieux connaître quelques-unes de ces différences.

(photo: Courtoisie)

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