Annonces classées | Enchères | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne
Transcontinental
Courrier Ahuntsic
Accueil
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

Tout ce qui est vert n'est pas nécessairement écolo

Édith Smeesters propose mille et une astuces pour une belle pelouse sans pesticide

Louise Potvin par Louise Potvin
Voir tous les articles de Louise Potvin
Article mis en ligne le 25 avril 2008 à 15:29
Soyez le premier à commenter cet article
Tout ce qui est vert n'est pas nécessairement écolo
Bonjour pissenlits et trèfles! Pour Édith Smeesters, il est impératif de changer la définition d'un gazon impeccable. (Photo: Jacques Pharand)
Tout ce qui est vert n'est pas nécessairement écolo
Édith Smeesters propose mille et une astuces pour une belle pelouse sans pesticide
Son premier bouquin sur les pelouses et couvre-sols écologiques, lancé en 2000, a été une source d'inspiration pour André Boisclair – alors ministre de l'Environnement – lors de la création d'un Code de gestion des pesticides au Québec. Édith Smeesters lançait dernièrement, au Jardin botanique, @Ri>Pelouses écologiques et autres couvre-sols<@$p>, une version améliorée de cet ouvrage.
RPP:Pourquoi revenir à la charge avec ce même sujet?
ES:«Les pesticides rendent malades. Malheureusement, encore aujourd'hui, peu de gens en sont conscients.»
RPP:Huit ans se sont écoulés entre les deux ouvrages. Avez-vous constaté des changements positifs depuis?
ES:«Oui. Trois mois après la parution de mon premier livre, le Québec s'est doté d'un Code de gestion des pesticides: on a notamment interdit l'utilisation d'une vingtaine de produits. Les villes peuvent aller plus loin et c'est ce qu'à fait Montréal qui interdit tous les pesticides, sauf quelques exceptions.»
RPP:Reste donc au grand public à changer sa mentalité et à adopter de nouvelles habitudes de jardinage?
ES:«C'est cela. Je ne sais pas qui a mis dans la tête des gens qu'il ne fallait pas voir de fleurs dans le gazon. Le pissenlit, par exemple, est une fleur. Qui a décidé que c'était une mauvaise herbe? Il reste du chemin à faire, mais les mentalités changent doucement. En 2007, Statistique Canada publiait un rapport sur les pratiques environnementales des Canadiens. On a découvert que l'utilisation des pesticides a diminué de moitié au Québec – le nombre d'utilisateurs est passé de 30 % à 15 % – alors qu'elle a diminué d'à peine 2 % dans le reste du pays.»
RPP:Le virage vert serait donc définitivement amorcé au Québec?
ES:«Oui et non. Le Québec devrait s'inspirer de la politique de Montréal pour son plan provincial qui, en passant, n'est pas appliqué adéquatement. Il y a peu d'inspecteurs pour le faire respecter et ces derniers se déplacent seulement s'ils reçoivent des plaintes...»
RPP:Mais si les pesticides sont interdits, ils ne sont plus disponibles en vente libre?

ES:«Les gens qui habitent à Gatineau, par exemple, peuvent toujours se procurer ce qu'ils recherchent en Ontario où ces produits sont toujours légaux. Même chose pour ceux qui vont aux Etats-Unis.»
RPP:Est-il possible de concilier belle pelouse et conscience écologique?
ES:«Évidemment! Premièrement, il faut changer ses critères en matière de beauté. Une pelouse avec des fleurs, du trèfle par exemple, demande moins d'entretien, moins d'eau et moins d'engrais.»

«Et mieux vaut tondre son gazon régulièrement, mais pas trop court. L'idéal serait de réduire le plus possible les surfaces gazonnées et de les remplacer par des prés fleuris. On peut devoir attendre deux ou trois ans pour un beau résultat, mais après, on ne passe pas ses étés derrière la tondeuse!»
RPP:Peut-on se fier aux entrepreneurs qui s'affichent verts?
ES:«Pas toujours, sauf s'ils ont la certification «Horti-Éco» d'Équiterre. Là on a une véritable garantie. Sinon, il faut demeurer vigilant et poser des questions, car beaucoup d'entrepreneurs prétendent offrir des services écologiques qui n'en sont pas. Par exemple, si les pesticides sont interdits, les engrais chimiques, eux, ne le sont pas et bien des entreprises soi-disant écologiques les utilisent. Il faut aussi se méfier de ceux qui proposent des «solutions miracles écologiques»: ça n'existe pas.»
Pelouses écologiques et autres couvre-sols, d'Édith Smeesters, est publié aux éditions Broquet. Information: www.broquet.qc.ca

(Photo: Jacques Pharand)

Ces articles pourraient également vous intéresser

Vos commentaires

Chroniqueurs

Chez nos voisins


La question du net

  • Êtes-vous surpris de la déconfiture de l'ADQ ?
  • Oui
  • Non