Échos du conseil d’arrondissement
C’est la mesure d’atténuation du trafic de transit, instaurée depuis le 20 novembre 2007, à l’angle des rues Prieur et Taché, «le muret de béton» temporaire, qui a été une fois de plus au cœur de la période de questions à l’assemblée du conseil d’arrondissement d’Ahuntsic-Cartierville du lundi 3 mars dernier, en ce qui concerne le quartier Ahuntsic.
Certains citoyens mécontents se sont présentés au micro, en brandissant la précédente édition du Courrier Ahuntsic, dans laquelle le conseiller du district de Sault-au-Récollet, Jean-François St-Onge, rappelait l’historique du dossier et les étapes actuelles et futures soit: Neuf comptages effectués à différentes intersections à compter de la mi-mars pour évaluer l’impact de certaines mesures d’atténuation, analyse des résultats et recommandations par la firme Tecsult, celle-là même qui a réalisé l’étude de circulation du carrefour Henri-Bourassa/Papineau adoptée en 2006 par l’arrondissement, la Ville de Montréal et le gouvernement du Québec, présentation des résultats aux citoyens en mai prochain et correctifs s’il y a lieu.
Mme Marie-Jeanne Bérubé, non-voyante et M. Rolland Marques, initiateurs de la pétition de 840 signataires demandant le retrait immédiat du «muret», ont réitéré leur demande. «Avez-vous plus de respect pour une étude de Tecsult que pour les 840 personnes qui ont signé une pétition?» a questionné Mme Bérubé. Ce à quoi le conseiller a répondu que la pétition a été remise à tous les élus pour analyse. «J’ai autant de respect pour vous que pour ceux qui se sont exprimés en 2005 et 2006», a-t-il ajouté, faisant référence aux résidants qui ont participé aux consultations publiques où «il y avait consensus», a-t-il précisé. «Prenons le temps. Je l’ai déjà dit et je le répète.»
Un résidant de la rue Christophe-Colomb, M. Gilles Larocque, s’est questionné sur le fait que dans l’étude de Tecsult, on recommandait une mesure d’atténuation de «déviation en étoile» que si le carrefour Henri-Bourassa/Christophe-Colomb serait aménagé. «On a demandé aux Services si on pouvait passer à cette mesure avant l’autre et les gens du corporatif (Ville) et de Tecsult ont dit oui», a répondu M. St-Onge, rapportant ce geste à la capacité d’adaptation et répétant que le «muret» est une mesure temporaire à évaluer.
Deux mère de jeunes enfants ont par ailleurs témoigné de leur soulagement depuis l’instauration de cette mesure d’atténuation. Toutes deux disent avoir noté une amélioration de la sécurité. «C’était une vraie piste de course. Je n’ai plus cette inquiétude de passer avec ma poussette. Je ne veux pas qu’on arrête ces mesures», affirme Mme Lina Trempe, affirmant qu’elle et ses voisins ont été témoins d’accidents répétés à l’angle des rues Curotte et Prieur ainsi que des rues Hamel et Prieur.
De plein droit sur Grande-Allée
Un projet de construction de quatre condos, dont l’immeuble longerait, au sud, le chemin piétonnier situé entre la rue Laverdure et la Grande-Allée, a fait bondir des résidants du secteur. Une résidante de Grande-Allée, Marguerite Plourde, a déposé une pétition de 138 signataires au bureau de la greffière, Me Sylvie Parent, la semaine dernière. Cette pétition demandait l’arrêt ou le retrait immédiat du permis de construire. Les principales raisons évoquées étant la sécurité du lien piétonnier qui est zoné parc (ce qui signifie domaine public, précise-t-on à l’arrondissement).
Trois arbres de plus de 50 ans ont été coupés en prévision de cette construction, qui devait débuter mercredi, a soulevé Mme Plourde, à l’assemblée du conseil.
Le directeur de l’arrondissement par intérim, M. Réjean Durocher, a informé Mme Plourde que le projet est effectué sur un terrain privé et qu’il répond à tous les critères du plan d’urbanisme de la Ville de Montréal. Cette construction est donc de plein droit et le conseil d’arrondissement ne peut s’y opposer.
Mme Plourde indique que le voisinage s’inquiétait de la venue d’une construction, et avait entrepris des démarches à la Ville en septembre 2007. «Des affiches et un grillage ont été posés bien avant d’avoir subdivisé le terrain et d’avoir obtenu un permis de construire», évoque-t-elle. Les résidants du secteur se disent outrés et lésés dans leurs droits et y voient une atteinte notamment à la sauvegarde de l’environnement, au patrimoine et leur qualité de vie.
En février 2007, deux citoyens sont décédés laissant une double succession dont un duplex mitoyen sur un seul emplacement sur la Grande-Allée et longeant le chemin piétonnier. Les successeurs ont pris l’un de ces terrains et l’ont fait diviser. C’est sur le terrain adjacent au chemin, qu’une demande de construire a été effectuée pour un triplex avec un bachelor, a expliqué l'arrondissement.
Parc Sault-au-Récollet
Les travaux de revitalisation dans le parc Sault-au-Récollet débuteront au printemps pour se terminer vers la mi-juillet. Le conseil d’arrondissement a accordé, parmi trois soumissionnaires, le contrat à la firme Transport Excavation Mascouche inc., au montant de 816 860,82 $, pour des travaux de transformation et d'agrandissement du pavillon du parc, qui deviendra un pavillon multidisciplinaire. Les deux autres soumissionnaires ont été jugés non conformes par le Service du contentieux, a précisé la mairesse, Marie-Andrée Beaudoin, suite au questionnement de la conseillère du district de Bordeaux-Cartierville, Noushig Eloyan. Ces travaux s’effectueront dans la foulée de l’investissement de 7,3 millions $ de l’arrondissement, annoncé en mai 2007, dans la revitalisation de 14 parcs de l'arrondissement.
Fonds supplémentaires aux fonds de soutien
Des fonds supplémentaires ont été octroyés pour le soutien aux athlètes amateurs et pour le développement social et communautaire dans l'arrondissement. Ainsi, une première phase de contribution financière a été accordée dans le cadre du Fonds de soutien aux athlètes amateurs et du Fonds de soutien au développement social et communautaire. C'est donc respectivement 79 150 $ et 21 000 $ qui seront dépensés en 2008 pour soutenir le développement social et communautaire et le sport amateur.