Pour le conseiller du district de Sault-au-Récollet, «il faut évaluer la situation pour l’ensemble des citoyens des rues du secteur qui subissent le trafic de transit et non pas rue par rue. Il nous faut une vision globale pour que les citoyens retrouvent leur tranquilité.»
(photo: Jacques Pharand)
Des comptages pour mesurer l’impact des mesures
Afin d’évaluer les impacts de certaines mesures d’atténuation instaurées jusqu’à maintenant pour contrer le trafic de transit dans les rues résidentielles, l’arrondissement d’Ahuntsic-Cartierville s’adjoint la firme Tecsult. Neuf comptages seront effectués à différentes intersections à compter de la mi-mars, annonce au Courrier Ahuntsic le conseiller du district de Sault-au-Récollet, Jean-François St-Onge.
«La firme Tecsult est spécialisée dans le dossier. C’est elle qui a fait l’étude de circulation du carrefour Henri-Bourassa/Papineau, adoptée en 2006 par l’arrondissement, la Ville de Montréal et le gouvernement du Québec. Ses experts vont colliger les résultats et nous donner leur opinion», explique M. St-Onge.
Ce dernier précise que les comptages seront localisés aux intersections Prieur/Taché, Prieur/Lille, Prieur/St-Firmin, Gouin/Delorimier (dans ce cas-ci, pour voir si les baies de virage ont calmé le trafic qui y sévissait au cours des dernières années), Henri-Bourassa/Taché, Prieur/Garnier, Papineau/Sauriol, Papineau/Fleury (cette dernière artère où l’on veut qu’il y ait de la circulation de transit, souligne-t-il) ainsi que Henri-Bourassa/Christophe-Colomb.
Ensuite, on analysera les résultats des comptages en effectuant le comparatif avec ceux qui avaient été récoltés lors de l’étude de circulation. «Nous y apporterons ensuite les correctifs, qui pourraient être des solutions non retenues ou non envisagées, s’il y a lieu, spécifie M. St-Onge. «Le s’il y a lieu est important», fait-il remarquer.
La troisième étape sera la présentation des résultats aux citoyens, lors d’une assemblée publique qui sera tenue en mai prochain.
Certaines mesures, comme les baies de virage à gauche sur l'avenue Papineau, ne seront pas réévaluées. «Elles ont fait presque l'unanimité», constate M. St-Onge.
«Le muret»
Dans le cas du «muret de béton» installé temporairement, insiste M. St-Onge, à l’angle des rues Prieur et Taché le 20 novembre 2007, il note que la mesure appelée «déviation en étoile», fait effectivement partie des mesures recommandées dans l’étude de circulation de la firme Tecsult.
«Est-elle à privilégier ou une autre mesure serait-elle à envisager? Je ne peux répondre pour le moment à cette question. Je n’ai pas les chiffres pour y répondre de façon objective. Je l'ai toujours dit et je le répète, nous nous donnons trois à six mois pour évaluer. Nous entrons dans le quatrième mois. Ça n’a pas changé. Je ne gère pas les pétitions, mais les dossiers», lance-t-il en faisant référence notamment au dépôt de la pétition de 840 signataires, dont des résidants du secteur, demandant le retrait du «muret». «Parmi les signataires, il y en a qui demeurent un peu partout dans l'arrondissement et dans Montréal, tient-il à signifier.
«Il n’y a pas que des mécontents. Ceux qui sont heureux des mesures d’atténuation ne veulent pas que je recule», fait-il valoir. «Je comprends aussi les raisons des citoyens qui ont participé aux consultations sur l'étude de circulation et qui se disent inquiets», ajoute-t-il. «Je redemande aux citoyens d’être patients. Il faut évaluer la situation pour l’ensemble des citoyens des rues du secteur qui subissent le trafic de transit et non pas rue par rue. Il nous faut une vision globale pour que les citoyens retrouvent leur tranquilité.»
Questionné sur le cas particulier de Mme Marie-Jeanne Bérubé, non-voyante et résidante du secteur Prieur/Taché, M. St-Onge répond que «toute personne a le droit de s’exprimer. C’est la démocratie. Mais je ne peux pas me baser sur un, deux, trois ou quatre cas en particulier pour prendre une décision. Je prends acte des problèmes de Mme Bérubé dans l’ensemble des évaluations que nous effectuerons.»
Voir autre texte «Eloyan dépose la pétition des 840 signataires à la Ville»
(photo: Jacques Pharand)