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Diagnostic en vue pour un plan d'action en sécurité publique

Un début d'année en lion pour la commandante Lalonde

Martine Frégeau par Martine Frégeau
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Article mis en ligne le 11 janvier 2008 à 14:39
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Diagnostic en vue pour un plan d'action en sécurité publique
Pour la commandante Carole Lalonde, la concertation doit vraiment se vivre sur le terrain. (photo: Jacques Pharand)
Diagnostic en vue pour un plan d'action en sécurité publique
Un début d'année en lion pour la commandante Lalonde
La commandante du nouveau poste de quartier 27 fusionné, Carole Lalonde, débute l'année en lion. Forte d'un constat d'une baisse de tous les types de crimes dans le quartier en 2007, elle s'enligne sur le partenariat avec le milieu pour combattre la criminalité. Elle a institué diverses collaborations depuis son arrivée en avril dernier et la plus récente est sa participation à l'élaboration d'un plan d'action en sécurité publique.
Ce projet, cher à plusieurs partenaires, découlera d'un diagnostic de la situation actuelle du quartier Ahuntsic, notamment en termes de pauvreté et de criminalité. Diagnostic dont l'étude est portée par l'organisme Solidarité Ahuntsic. Celle-ci vient de débuter et pourrait prendre un an. «On doit réellement travailler ensemble et établir un diagnostic commun, affirme la commandante Lalonde. C'est pourquoi notre participation est importante.» Celle qui prône le partenariat et vise à enrayer le travail «en vase clos», estime que le poste de quartier sera d'un grand soutien quand viendra le temps de proposer et mettre en place des solutions aux problèmes qui seront soulevés.

«La criminalité, ce n'est souvent que la pointe de l'iceberg qui cache une détresse sociale bien plus grande. Je crois qu'il est de la responsabilité de tous, de s'engager dans des actions pour améliorer notre sécurité publique», précise-t-elle.

La commandante n'exclut pas la possibilité de mettre sur pied une table de concertation sur la sécurité publique. Mme Lalonde a déjà approché différents intervenants et ressources du quartier, tels l'arrondissement, les commerçants, les éco-quartiers, la Commission scolaire et autres, afin de concerter leurs efforts.

Par ailleurs, elle relate que le territoire est divisé en cinq zones et chacune d'elles est desservi par une des cinq équipes de policiers (équipes qui comptent 12 à 15 policiers chacune avec deux superviseurs). Le MAP (Module d'action par projet) qui regroupe une dizaine de policiers ayant diverses expertises s'affaireront à la résolution de problèmes spécifiques.
Graffitis et gangs de rue
Parmi les orientations locales, le combat contre les graffitis et les gangs de rue est priorisé, à l'instar des orientations du Service de police de Montréal (SPVM).
Les cadets policiers ont recensé, d'avril à décembre les graffitis, afin de vérifier notamment, si certains d'entre eux indiquaient une occupation des lieux par un ou des gangs de rue. «Nous n'avons pas de gangs de rue qui occupent ou demeurent sur notre territoire, assure la commandante Lalonde. Nous avons des gangs de rue dites de passage.» Une surveillance accrue est effectuée. La commandante est d'autant à l'affût qu'elle a vécu de près cette problématique, alors qu'elle a occupé le poste de commandante dans un poste de quartier de l'arrondissement Montréal-Nord, avant d'être promue à Ahuntsic. «Même si le phénomène n'est pas vraiment présent ni alarmant dans le quartier, il n'en demeure pas vrai qu'il faut être très vigilants», soutient-elle.
Armada sort du métro
Après une évaluation de la situation, le projet Armada a été arrêté en septembre dernier. Celui-ci alliait des actions de prévention et de répression à la station de métro Henri-Bourassa dans le but de décourager le trafic de stupéfiants. Ce retrait n'avait pas été rendu public à ce moment-là. «La criminalité aux abords et dans la station de métro Henri-Bourassa a diminué suffisamment pour que nous prenions cette décision. Il reste que des policiers y patrouillent toujours; et si le besoin se faisait sentir, nous pourrions remettre le projet en circulation», commente Mme Lalonde.
Ironiquement, «cette constatation coïncide avec l'ouverture du métro à Laval», note Mme Lalonde, qui a succédé au commandant Dominic Wérotte au poste de coordonnateur de la région Nord du comité Équinoxe.

Elle a par ailleurs invité des représentants du Service de police de Laval afin de discuter de la problématique. Le comité Equinoxe coordonne des projets et des opérations de résolutions de problèmes en regard des stations de métro. Mme Lalonde n'est pas en mesure de confirmer si le problème s'est déplacé dans la ville voisine.
Sécurité routière et piétons
Une nouvelle initiative en sécurité routière verra le jour en cette nouvelle année. «Durant les trois dernières années, le taux des accidents ont chuté, alors que les accidents fatals impliquant les piétons est à la hausse. Nous avons perdu quatre piétons. Nous allons donc allier prévention et dissuasion, notamment en ce qui concerne le respect des feux de circulation», explique la commandante. «J'ai vu une très belle initiative à Blainville (une ville des Basses-Laurentides): Des panneaux géants qui font appel à la prévention», donne-t-elle en exemple de ce qu'elle voit d'un bon œil.
Prise de rapports
La commandante souligne que lorsque la centrale de prise de rapports par téléphone du SPVM sera effective, les locaux de l'ex-poste de quartier 28, actuellement rebaptisé poste de quartier 27 Est, à l'angle de l'avenue Papineau et de la rue Fleury Est, seront fermés. Si l'échéancier prévu est maintenu, ce sera en février prochain.
De Katimavik au SPVM
Rappelons que la commandante Lalonde est arrivée au poste de quartier 27, le 23 avril 2007, pour succéder au commandant Dominic Wérotte, qui quittait pour occuper de nouvelles fonctions au sein du SPVM. Mme Lalonde, qui cumule plus de 20 ans d'expérience au sein du SPVM, a œuvré dans la région Nord pendant presque toute sa carrière de policière.
Ayant débuté dans les secteurs Parc-Extension, Villeray, Ahuntsic et Cartierville, elle a fait partie de l'équipe du poste de quartier 28 (l'autre p.d.q. d'Ahuntsic) pendant plusieurs années, jusqu'en 2004, année où elle a été promue commandante de l'un des deux p.d.q. de Montréal-Nord, avant de joindre l'équipe du p.d.q. 27 puis de prendre la barre des p.d.q. 27 et 28, lors de la fusion.

«Je ne me destinais pourtant pas à devenir policière! Je voulais aider, aller travailler en Afrique! C'est en participant au programme Katimavik, en Alberta, que j'ai eu la piqûre, raconte-t-elle en riant. J'ai vu un policier sur son cheval et ça m'a attirée. J'avais 17 ou 18 ans. J'ai soumis ma candidature à la Gendarmerie Royale du Canada (GRC) au Nouveau-Brunswick. Puis je suis venue à Montréal. Et voilà! La trame de fond est toujours là. La fille qui voulait aider le fait tous les jours. C'est peut-être cliché, mais pour moi, c'est le plus beau métier du monde!»
Le poste de quartier 27
155 personnes toutes fonctions confondues

89 policiers dont 27 femmes

3 employées civiles

48 brigadiers

15 cadets policiers

Personnel de différentes origines et possédant diverses expertises

(photo: Jacques Pharand)

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