Des fonds pour les athlètes et pour le développement social
Les montants de 2007 reconduits
En 2006, deux fonds uniques à Montréal ont été créés par l’arrondissement d’Ahuntsic-Cartierville pour soutenir le développement social et les athlètes amateurs. Deux ans plus tard, le succès des projets ainsi appuyés conforte les élus dans leur décision de reconduire, pour 2008, les mêmes montants que durant les années précédentes.
«Durant notre campagne électorale, on a pu constater certains besoins auxquels on a voulu répondre», raconte la mairesse, Marie-Andrée Beaudoin, en guise d’entrée en matière à la rencontre de presse. Deux fonds, récurrents pour la durée du mandat de l’équipe Beaudoin, sont donc venus pallier aux contributions plus modestes qu’effectuaient auparavant les élus à partir de leur budget discrétionnaire.
Ces projets n’ont plus rien de discrétionnaires: des critères objectifs ont été élaborés par les fonctionnaires de la Direction de la culture, des sports, des loisirs et du développement social qui gèrent entièrement la sélection des candidats et le financement de leurs projets. Les élus valident les candidats qu’on leur soumet, deux fois l’an. 35 000$ par année sont consacrés aux athlètes, et 200 000$ pour le développement social. Entre 2006 et 2007, on a assisté à une augmentation des demandes de 40%.
Si un même candidat peut recevoir du financement plus d’une année consécutive, le projet présenté par ce dernier doit être différent. «On valorise surtout les projets novateurs, surtout avec le fonds de développement social. C’est une manière d’expérimenter, et de dynamiser le milieu», explique Mme Beaudoin.
Parmi ces projets, on peut citer un programme de mentorat entre des aînés et des nouveaux arrivants, orchestré par l’organisme Au rendez-vous des cultures. Des bourses d’urgence peuvent aussi être octroyées lors de situations critiques, comme dans le cas de la Corbeille Bordeaux-Cartierville, dont l’une des subventions avait pris du retard.
Chez les sportifs, les bourses accordées permettent de financer des camps d’entrainement, ou d’acheter du matériel, comme ce fut le cas pour Baseball LSP, qui a pu équiper trois équipes avec l’argent reçu. Certains athlètes qui commencent à compétitionner aux niveaux national et international (et qui sont encore trop jeunes pour avoir des commanditaires) demandent de l’argent pour financer leurs voyages, très coûteux.
Les dates limites pour appliquer à la prochaine ronde de subventions seront divulguées sous peu. Les élus tiennent à rappeler l’importance d’envoyer des candidatures complètes, car la plupart des candidats qui sont refusés le sont parce que leurs demandes ne sont pas remplies correctement. On précise également que les employés de l’arrondissement sont disponibles pour aider les candidats à remplir leurs formulaires