Alexandra Ricard-De la Durantaye et Marie-Ève Fournier participeront à la marche pour vaincre le cancer les 25 et 26 août prochains. (photo:Daniel Marchand)
Un pied devant l'autre pour se serrer les coudes
Une Ahuntsicoise marche pour vaincre le cancer du sein
Une résidente d'Ahuntsic de 24 ans, Marie-Ève Fournier, participe à la marche de 60 km dans le cadre du week-end pour vaincre le cancer du sein qui a lieu du 26 au 28 août prochain, sur l'Île de Montréal, afin d'amasser des fonds pour cette cause.
Marie-Ève s'est découvert trois kystes au sein l'année dernière. «J'ai eu très peur, relate-t-elle. Heureusement c'était bénin. Je participe à ce week-end pour venir en aide à toutes celles qui n'ont pas eu ma chance et que le cancer a frappé.»
Cette marche est organisée depuis trois ans au profit du centre du cancer Segal de l'Hôpital général Juif de Montréal. L'année dernière, elle a permis de récolter 7,9 millions $ pour la recherche et le traitement grâce aux 2 556 participants.
En effet, pour chausser les souliers ce jour-là, chaque marcheur doit amasser au moins 2 000$. Marie-Ève a jusqu'à maintenant accumulé plus de 2800 $. Elle s'est inscrite en compagnie de sa meilleure amie, Alexandra Ricard-De la Durantaye. À deux, elles ont réussi à cumuler près de 6250$ grâce à des dons d'entreprises privées, du gymnase de l'école Régina-Assumpta où elles s'entraînent, en faisant du porte-à-porte et en organisant diverses activités de financement.
Le cancer du sein est une forme de cancer très répandue. Selon la Société canadienne du cancer, une femme sur neuf recevra un tel diagnostic durant sa vie. Une sur 27 en mourra.
«Tout le monde connaît une femme qui a été ou qui va être atteinte du cancer du sein », constate celle qui côtoie quotidiennement des cancéreux dans le cadre de son travail de secrétaire médicale à l'hôpital Maisonneuve-Rosemont. « En plus d'amasser des fonds pour la recherche et le traitement, la marche dans Montréal offre une visibilité » qui permet de sensibiliser les gens et peut-être d'amasser encore plus d'argent pour les années à venir.
Tout un défi!
Bien que la marche se déroule sur deux jours, en fin de semaine, ce n'est pas une promenade du dimanche qui attend Marie-Ève, Alexandra et les autres participants. Le départ a lieu au Stade olympique. Les marcheurs camperont à Dorval, quelque 30 km plus loin, pour revenir au point de départ le lendemain.
Lorsqu'elles se sont décidées à prendre part à l'événement, Marie-Ève et Alexandra se sont inscrites au gymnase où elles s'entraînent trois fois par semaine. «On fait beaucoup de tapis roulant et on essaie d'intégrer des activités physiques comme le vélo dans notre quotidien», souligne Marie-Ève.
«J'ai hâte, mais j'ai un peu peur, admet-elle. J'ai hâte de voir si je vais être capable de le faire au complet. C'est un défi parce que je n'ai jamais été quelqu'un de très sportif. Mais je me dis que j'ai 24 ans, je devrais être capable.»