Faire rêver la jeunesse Caroline Merola en trois questions

Benoît Philie
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Caroline Merola a toujours su ce qu’elle voulait faire dans la vie: écrire et dessiner pour les enfants. Fidèle à ses rêves, la Montréalaise peut maintenant dire qu’elle a réalisé ses plus grandes ambitions de jeunesse.

Caroline Merola

«Cela a toujours été mon but de faire des livres pour les enfants, depuis que je suis toute petite, raconte-t-elle. Et maintenant, j’ai 25 ans de métier!» Un quart de siècle d’écrits et d’illustrations, d’idées et de distinctions, un parcours sans faille guidé par un désir de faire rêver les jeunes.

Les enfants: une source d’inspiration

Caroline Merola puise une bonne partie de son inspiration chez ceux pour qui elle écrit et dessine, c’est-à-dire les jeunes. Depuis quelques années, elle rencontre des enfants dans les écoles primaires et les bibliothèques du pays pour parler de son métier et présenter ses livres aux enfants.

Cette proximité lui permet d’être à l’écoute des jeunes et de mieux comprendre leur monde. «À partir de là, j’essaie de faire des livres qui piquent leur curiosité et qui leur donne le goût de lire», explique-t-elle.

L’auteure visite une quarantaine d’écoles par année et même si les retombées sont difficilement calculables, elle reste néanmoins certaine d’avoir un effet positif sur les étudiants. «Je me rends compte que les modèles des petits sont souvent des stars, des gens qui passent à la télé. Ils perdent ainsi un peu de vue ce qu’ils aiment vraiment. J’essaie de les motiver et de leur montrer qu’il y a d’autres modèles de réalisation dans la vie», explique-t-elle.

Elle-même mère de deux enfants, elle avoue trouver en eux une importante source d’inspiration. «Même s’ils sont rendus plus vieux maintenant, je dois dire qu’ils m’ont beaucoup inspirée dans ma carrière. Surtout pour ce qui est de l’illustration des personnages», dit-elle.

Un prix prestigieux

L’auteure et illustratrice a reçu un prix littéraire du Gouverneur général dans la catégorie Littérature jeunesse – illustrations, début novembre, pour son œuvre intitulée Lili et les poilus.

Ce prix est décerné chaque année aux auteurs des meilleures œuvres littéraires canadiennes dans sept catégories. «Après 25 ans de métier, c’est un prix qu’on espère, auquel on rêve», a confié la lauréate.

L’œuvre qui lui a valu un prix est avant tout un livre d’illustrations, accompagné de fragments de texte. Lili et les poilus met en scène des personnages aux lignes simples qui évoluent dans une forêt foisonnante aux couleurs à la fois profondes et lumineuses.

«J’ai commencé par faire tous les dessins et j’ai ensuite écrit l’histoire, explique l’auteure. Le livre est vraiment conçu pour que les enfants qui ne savent pas lire puissent eux aussi comprendre l’intrigue.»

Outre Lili et les poilus, Caroline Merola a signé plus d’une vingtaine de petits romans et d'albums illustrés chez différents éditeurs. «Et j’ai quelques autres projets en chantier!» confie-t-elle.

Qui est votre modèle?

«Mes parents. Tous les deux sont artistes et encore très actifs intellectuellement.»

Quelle est votre plus grande réalisation?

«Mes enfants, sans doute. Mais aussi de pouvoir faire un métier dans lequel je suis parfaitement à l’aise et en harmonie.»

Si vous pouviez changer une seule chose dans le monde?

«Je voudrais rendre le monde plus égal pour que tous aient la chance de se réaliser.»

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