L’exposition qui couronnait la semaine du français avait ses propres vedettes, les élèves. Ils étaient partout en tant qu’animateurs, auteurs, ou illustrateurs. Ils se déplaçaient dans un décor de textes de divers genres et de toutes sortes de calligraphies. Il y avait des rimes écrites par les élèves du préscolaire, des poèmes et des mots croisés écrits par les élèves de première année, des journaux de bord écrits par ceux de deuxième année, des descriptions de personnage écrites par les scripteurs du deuxième cycle, des recherches des élèves du troisième cycle qui réunissaient dans la même salle des dinosaures, des insectes, des voitures et des océans. Les histoires collectives que les élèves de tous les niveaux avaient composées avec l’aide de l’écrivaine Claire Mallet et qui transportaient les lecteurs dans des univers des plus imaginaires y figuraient également.
Mais le coup de cœur de tous les visiteurs, c’était les jeux animés par les élèves de toutes les classes. Il y avait des animateurs du préscolaire qui vous faisaient rougir de honte, car les noms des dinosaures qu’ils connaissaient étaient trop difficiles à trouver. Les élèves d’une autre maternelle feraient le bonheur des psycholinguistes, tellement ils étaient bons en conscience phonologique. Les animateurs et les animatrices du premier cycle vous suppliaient de venir à leur kiosque et de faire leur jeu. Quelle adresse et éloquence! Charles Lafortune pourra dormir sur ses deux oreilles! Les élèves du deuxième cycle étaient fiers de vous montrer les charades qu’ils avaient composées et triées selon le degré de difficulté. Étant deux à chaque kiosque, ils avaient bien partagé les tâches. De vrais gestionnaires! Patrice l’Écuyer pourrait se servir des jeux que les élèves du troisième cycle avaient écrits et illustrés. Sensibilisés à l’environnement, les élèves s’arrêtaient longuement devant l’atelier sur la filtration de l’eau qu’un élève de sixième animait avec beaucoup de fierté.
Les parents visiteurs et bénévoles étaient surpris et fiers en même temps. Comme ils l’ont exprimé dans le carnet des commentaires, ils appréciaient le fait que cette exposition permettait «d’encourager nos enfants à aimer un français sans fautes», de développer la créativité et l’initiative des enfants. Ils souhaitaient tous que cet événement soit reconduit dans le futur. C’est également le souhait des enseignantes Marique Lamothe et Chantal Fortin, membres du comité de la semaine du français, qui ont conjugué énergie, créativité et leadership pour l’organisation d’un tel événement.
Le jour de l’exposition, le plaisir et la fierté de parler et d’écrire la langue de Molière étaient palpables. Cette ambiance entre la réalité et le rêve était bien réelle à l’école Ahuntsic le 18 mars et ils sont nombreux à en témoigner. Élèves, enseignants, parents, direction ont hâte à refaire ce beau voyage au pays des mots l’année prochaine.
(Source: Anila Fejzo, conseillère pédagogique aux écoles Ahuntsic et Alice-Parizeau)
Le souffle du français à l’école Ahuntsic
Des enfants de cinq ans couchés par terre donnent la touche finale en coloriant quelques pancartes, des enfants de 8 à 11 ans installent leurs kiosques, quelques adultes aménagent des panneaux imposants, d’autres s’empressent d’apporter des cartons remplis de mots et de couleurs. Les sons de «Gens du pays» survolent les rires, les commentaires, les échanges. C’est une ambiance entre le réel et l’irréel — aurait écrit un célèbre écrivain. En fait, cela se passe dans le gymnase de l’école Ahuntsic la veille de l’exposition du français.
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