Avec les récents travaux d'agrandissement, La Corbeille est en mesure de mieux répondre aux besoins de la population. L’organisme œuvrant en aide alimentaire et en insertion socioprofessionnelle peut ainsi distribuer davantage de boîtes santé aux résidents et accueillir plus de clients à son comptoir alimentaire.
L'organisme peut aussi transformer rapidement des aliments au lieu de les perdre. Compte tenu du manque d’espace dans le quartier, le nouvel aménagement offre également une salle pour les groupes souhaitant se rencontrer tout en bénéficiant d’un goûter pour agrémenter leur réunion.
«Le deuxième étage, c’est comme une finalité, a indiqué le directeur de La Corbeille, René Tremblay, lors de l’inauguration officielle des travaux le 9 mai. On peut espérer demeurer ici 25 autres années. Le manque d’espace était devenu très préoccupant. Le matin, on arrivait et ça devenait un casse-tête. Maintenant, on va pouvoir passer à autre chose, ce dans quoi on est bon: l’aide aux plus démunis et la formation avec nos participants. C’est ça notre raison d’être, pas de construire.»
Les travaux ont permis d'agrandir le rez-de-chaussée du bâtiment situé au 5090, rue Dudemaine et d'ajouter un étage complet. Le nouvel étage comprend des bureaux administratifs, une salle de réunion et de réception, des salles de cours, une cuisine de transformation, un congélateur, un réfrigérateur et un entrepôt alimentaire.
René Tremblay à propos de la salle de réunion et de réception créée exclusivement pour la communauté: «La salle est à la portée des groupes communautaires. Ça nous permet de tisser des liens. Le CSSS, par exemple, y tient une rencontre ici en juin au lieu d'être obligé de louer un espace ailleurs dans un autre quartier. Ça crée un lien qui est drôlement important parce que les gens qui utilisent la salle vont connaître ce qu'on fait et vont devenir des partenaires.»
En plus d’opérer une épicerie communautaire pour 350 familles du quartier, La Corbeille offre une formation en alimentation pour les individus désirant réintégrer le marché du travail. Elle prépare et livre également 650 repas par jour, à tous les midis, dans des écoles du quartier. La Corbeille gère aussi le restaurant Le Festigoût et un service traiteur dont les profits sont réinvestis plus particulièrement dans l’épicerie communautaire.
«Le nouvel aménagement augmente la valeur des maisons autour», estime Georges Fournier, conseiller en santé publique du CSSS de Bordeaux-Cartierville–Saint-Laurent. La venue de La Corbeille avait pourtant été accueillie plutôt froidement par certains voisins, qui craignaient une dévaluation de leur demeure avec la venue d'un organisme répondant aux besoins d'une clientèle défavorisée.
Le projet, au coût de 1,5 M$, a été financé en grande partie par La Corbeille, le ministère des Affaires municipales, les Oblates Franciscaines, les Sœurs de la Providence, la Fondation Gracia et diverses campagnes de financement.

