Dans la foulée de la Commission Charbonneau, comment votre parti et vous voyez la lutte à la corruption?

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Réponses des candidats à la deuxième question

La rédaction adressera chaque semaine une question aux candidats des quatre principales formations politiques de la présente campagne électorale. Nous publierons leurs réponses dans nos pages. La deuxième question était la suivante : Dans la foulée de la Commission Charbonneau, comment votre parti et vous voyez la lutte à la corruption?

Eleni Bakopanos, Parti libéral du Québec, Crémazie

Notre gouvernement a mis en œuvre des mesures concrètes et efficaces pour lutter contre criminalité et la collusion. Plus de dix lois ont été adoptées dans le but de resserrer les règles d’octroi des contrats publics dans l’industrie de la construction, de combattre la criminalité sur les chantiers et de réformer les règles de financement des partis politiques.

De plus, nous avons mis sur pied l’escouade Marteau et l’Unité permanente anticorruption (UPAC), qui dispose d’un budget annuel de 30 millions de dollars. Les opérations policières ont d’ailleurs déjà commencé à porter fruit et démontrer que personne n’était au-dessus des lois. Enfin, nous avons créé la Commission d’enquête publique Charbonneau dont les premières audiences ont débuté le printemps dernier. Jamais un gouvernement n’est allé aussi loin dans la lutte contre la corruption.

Nous ne comptons pas nous arrêter là. Nous sommes déterminés à aller au fond des choses. En effet, le premier ministre a pris l’engagement électoral de bonifier la loi 35 dès la rentrée parlementaire. Celle-ci vise à interdire à un entrepreneur accusé d’une infraction criminelle grave ou de fraude de soumissionner sur des contrats gouvernementaux. Aussi, les entreprises dont les actionnaires ou les propriétaires qui font face à des accusations criminelles se verront exclues de contrats publics. L’intention du gouvernement libéral est de barrer la route aux entrepreneurs malhonnêtes, d’assainir le milieu de la construction et de rétablir la confiance des citoyens.

Face à ces faits, les citoyens de Crémazie savent qu’ils peuvent faire confiance au Parti libéral du Québec.

Carla El-Ghandour, Coalition avenir Québec, Crémazie

La Coalition Avenir Québec estime qu’une cause profonde du désengagement des Québécois envers la politique est liée au manque d’imputabilité, de transparence et, dans certains cas, d’éthique, qui caractérise trop souvent la gestion des fonds publics au Québec. « Un gouvernement responsable doit savoir baliser son action par une série de règles qui en garantissent l’intégrité. Or ce principe général a été mis à mal au Québec », énonce Carla El-Ghandour, candidate de la CAQ dans Crémazie. Ce membre de l’Équipe François Legault croit qu’un grand ménage s’impose : « Pour l’effectuer et mettre en place les conditions du retour à la confiance, la Coalition entend faire du respect de l’intégrité de la vie publique une valeur primordiale du gouvernement et de l’ensemble de l’administration publique, de qui les citoyens attendent une rigueur, une transparence et une honnêteté irréprochables. » Un gouvernement de la Coalition donnera également suite aux éventuelles recommandations de la Commission Charbonneau et le Vice-premier ministre Duchesneau aura, la responsabilité explicite de rétablir l’intégrité au sein de l’appareil public. « Nul doute que n’ayant jamais eu les mains liées, un nouveau parti comme la Coalition Avenir Québec, est le parti le mieux placé pour faire le ménage tant espéré par les contribuables », de conclure la candidate dans Crémazie, Carla El-Ghandour.

Diane De Courcy, Parti québécois, Crémazie

Le Parti Québécois a été le premier à révéler et débusquer plusieurs scandales reliés à la corruption du gouvernement actuel, notamment dans les dossiers comme le scandale des garderies libérales, la collusion dans l’industrie de la construction, les nominations partisanes, les nominations des juges et les activités de financement douteuses des ministres. Le Parti Québécois au pouvoir s’assurera d’une constante vigilance.

Les positions dévoilées par mon parti que j’endosse totalement sont concrètes et permettront de faire la lutte à la corruption. Déjà proposé par René Lévesque, le Parti Québécois veut instaurer un véritable financement populaire en limitant la contribution annuelle à 100 dollars par électeur.

De plus, un gouvernement formé par le Parti Québécois étendra le mandat du Vérificateur général du Québec à toutes les sociétés d’État afin d’assurer une transparence accrue dans la gestion de celles-ci.

Dès son entrée en fonction, le Parti Québécois modifiera la Loi sur la consultation populaire, afin de démocratiser et augmenter la participation citoyenne.

Cette modification offrira aux citoyens une nouvelle façon de s’exprimer et d’initier des débats. Il s’agit de donner la possibilité aux Québécois de se faire entendre en dehors des périodes électorales. Cette mesure est la meilleure façon de rester à l’écoute des besoins de la population, une préoccupation importante pour le Parti Québécois et moi-même.

Pour Crémazie, j’entends ouvrir un bureau de comté accessible à tous et répondre à un code de conduite et d’éthique des plus rigoureux. Aucun effort ne sera ménagé pour conserver votre confiance, si vous me l’accordez le 4 septembre.

André Frappier, Québec solidaire, Crémazie

Il aura fallu des pétitions massives et un mécontentement généralisé face au gouvernement Charest pour que celui-ci veuille mettre sur pied une commission d'enquête sur la corruption et la collusion dans l’industrie de la construction.

Le problème provient en bonne partie du financement sectoriel, comme nous l’avons démontré dans notre rapport à la commission Charbonneau. L’usage de prête-noms est une pratique répandue. Les employé(e)s de firmes de génie-conseil et les fournisseurs ont donné 2,8 millions$ aux caisses électorales du PLQ et du PQ entre 2000 et 2010. Le même phénomène existe chez les avocat(e)s et même chez les comptables qui sont employés par l’État à titre de fournisseurs externes. Amir Khadir avait dénoncé le favoritisme gouvernemental en demandant au gouvernement de soumettre les grands contrats comme celui de la Romaine à un examen en commission parlementaire pour savoir à qui profite le chantier.

Nos recherches ont révélé également que plusieurs partis politiques ont reçu du financement illégal de diverses entreprises. Il faut modifier les règles de financement. Nous avons invité, en début de campagne, les chefs des autres partis à signer une déclaration dans laquelle ils s’engagent à mettre en place des mesures telles que l’abaissement des plafonds de dons individuels, l’augmentation de la contribution publique au financement des partis et l’abaissement du plafond des dépenses permises durant les campagnes électorales. Nous proposons de compenser, en partie, par le financement public de certaines dépenses et exiger plus d’information sur les donateurs.

À ce jour, personne n’a répondu à notre appel.

Organisations: Commission Charbonneau, Parti libéral du Québec, Parti Québécois Coalition Commission d’enquête publique Charbonneau Crémazie La Coalition Avenir Québec Vérificateur général du Québec Sociétés d’État afin Commission d'enquête sur la corruption et la collusion

Lieux géographiques: Québec, Crémazie

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