À cette période de l'année, chaque arrondissement doit dresser son budget et le transmettre à la Ville centre. La dotation finale sera confirmée en décembre. Pour 2012, les élus recommandent un budget de 62,267 000M$. Ce montant correspond à une baisse de 246 400$ de la dotation comparativement à l'année dernière (62, 513 400M$). Un transfert budgétaire afin de centraliser le service de l'embauche à la Ville de Montréal explique en partie cette diminution.
Tous les élus ont voté pour ce budget, mais la conseillère d'Ahuntsic, Émilie Thuillier a tenu à exprimer son désaccord quant à une ponction supplémentaire de la Ville de Montréal pour la centralisation du service du capital humain.
«Je me questionne sur les fondements théoriques du projet de centralisation du service de l'embauche qui promettait notamment une meilleure efficacité et une diminution des coûts, a lancé Mme Thuillier le 3 octobre. La Ville centre est venue chercher dans les arrondissements plus de ressources qu'actuellement utilisées. Du point de vue des arrondissements, il n'y a pas de diminution de coût, au contraire c'est un surcoût. On avait accordé un montant à la Ville centre et finalement on est venu chercher un 109 000$ de plus de ce qui était entendu au préalable.»
Mme Thuillier a déposé la lettre qu'elle a fait parvenir au président du comité exécutif de la Ville de Montréal pour lui faire part de sa «grande» insatisfaction. «Je ne vote pas contre le budget de l'arrondissement, car on l'a fait ensemble, mais je m'oppose à cette ponction supplémentaire», a-t-elle mentionné.
Pour le maire d'Ahuntsic-Cartierville, Pierre Gagnier, l'équipe d'élus travaille afin d'assurer la santé financière de l'arrondissement. «Notre gestion responsable nous permet de profiter des différents effets de levier provenant des programmes de la Ville centre et des autres paliers de gouvernement pour réaliser des projets de développement profitables aux citoyens d’Ahuntsic» a-t-il mentionné.
Répartition des dépenses
Dans sa programmation financière, Ahuntsic-Cartierville a prévu une réduction de 18,7% de ses dépenses en administration générale pour investir davantage dans la sécurité publique ainsi que l'aménagement, l'urbanisme et le développement.
