Une étude menée par le Dr Anil Nigam, de l’Institut de Cardiologie de Montréal (ICM) et de l’Université de Montréal, en collaboration avec l’Institut universitaire de gériatrie de Montréal, démontre qu’un entraînement par intervalles à haute intensité rend non seulement les gens d’âge moyen plus en santé, mais aussi plus intelligents.
Les participants à l’étude présentaient tous un surpoids ou une obésité ainsi qu’un ou plusieurs facteurs de risques de maladies cardiovasculaires.
Au cours de l’étude, les participants ont suivi un entraînement par intervalles, alternant de courtes périodes d’exercice d’aérobie de faible intensité avec des périodes de haute intensité. Par exemple, un sprint de 30 secondes était suivi d’une période de marche ou de jogging de 30 secondes, et ainsi de suite.
« Six adultes ont pris part à l’étude en s’entraînant pendant quatre mois à raison de deux séances hebdomadaires d’entraînement par intervalles sur vélo d’exercice et de deux autres séances hebdomadaires de musculation. L’analyse des fonctions cognitives, de la consommation maximale d’oxygène et de l’oxygénation du cerveau pendant l’exercice a révélé que les fonctions cognitives des participants s’étaient nettement améliorées grâce à l’entraînement », explique le Dr Nigam.
« À la fin du programme, nous avons découvert que le tour de taille des participants, et particulièrement la masse graisseuse au niveau du tronc, avait diminué. Nous avons aussi constaté que la consommation maximale d’oxygène et la sensibilité à l’insuline avaient considérablement augmenté, tout comme les résultats aux tests cognitifs et les signaux d’oxygénation du cerveau pendant l’effort physique », ajoute-t-il.
Le Dr Nigam et son équipe ont présenté leurs résultats au Congrès canadien sur la santé cardiovasculaire (CCSC), qui s'est tenu à Toronto, du 27 au 31 octobre.
(Sources : l’Institut de Cardiologie de Montréal et l’Université de Montréal)
