« Le Parti Québécois place la réussite et la persévérance scolaires au premier plan de toute action touchant le système d'éducation. Toutes nos décisions doivent être motivées par cet objectif sachant que l'avenir du Québec passe par une jeunesse instruite et éduquée », a affirmé Pauline Marois. Dans cette optique, la « mesure phare » présentée par Mmes Marois et De Courcy est l'implantation dans des milieux défavorisés de la maternelle à temps plein à l'âge de quatre ans. Il s'agit là d'une mesure à laquelle Mme De Courcy s'est dit particulièrement attachée. « Pour diminuer le décrochage, il faut identifier les enfants vulnérables le plus tôt possible et les mettre sur un pied d'égalité avec les autres. La maternelle à quatre ans est également un facteur de francisation », a-t-elle soutenu hier après-midi.
Mme Marois a affirmé quant à elle que si tous les enfants défavorisés répondaient à cet appel, il en coûterait « environ 20 millions $ » par année, selon la chef. Toutefois, l'objectif d'un gouvernement péquiste serait d'attirer la moitié des jeunes défavorisés. « Ce sont des sommes relativement modestes », a-t-elle assuré.
Pour diminuer le décrochage, le PQ a également proposé en point de presse d'embaucher 600 nouveaux enseignants d'ici 2015.
Première attaque contre la CAQ
Mme Marois a dirigé une première attaque aux troupes de François Legault et plus spécifiquement à la la suggestion de la Coalition avenir Québec d'abolir les commissions scolaires. Pour Mme Marois, qui alors qu'elle était ministre de l'Éducation avait diminué de moitié leur nombre, la proposition caquiste accentuerait la centraliserait à Québec la bureaucratie de l'éducation.
Quant à la candidature de Mme Diane De Courcy, Mme Marois s'est dit fière de pouvoir compter sur une candidate d'expérience: « Diane De Courcy est une candidate exceptionnelle. Non seulement est-elle une femme politique redoutable, mais elle est aussi une Québécoise attachée à son pays et à sa jeunesse », a déclaré Pauline Marois.
